Riopel dispose d'un contrat d'un an dans la Ligue américaine de hockey.

Le rêve éveillé de Nicola Riopel

Nicola Riopel a vu l'un de ses rêves d'enfance devenir réalité à Tampa Bay mardi soir. Le gardien originaire de Saint-Pie a enfilé l'uniforme du Lightning, oeuvrant pour la toute première fois comme auxiliaire lors d'un match préparatoire.
« Depuis que j'ai été repêché par les Flyers (de Philadelphie) en 2009, j'ai fait de nombreux camps d'entraînement de la Ligue nationale. J'ai fait celui du Canadien de Montréal, deux ou trois fois celui des Flyers, une fois celui des Islanders (de New York). Mais je n'avais jamais eu l'occasion de participer à un match hors-concours, d'être habillé pour un échauffement ou juste d'avoir le plaisir de mettre le chandail d'une équipe de la LNH », a confirmé l'athlète de 28 ans, en entrevue avec La Voix de l'Est. « Mardi, c'est la première fois de ma carrière que ça se passait. Et c'est quelque chose que je n'oublierai jamais. »
Face aux Hurricanes de la Caroline mardi, Riopel a pris place sur le banc aux côtés de plusieurs joueurs réguliers du Lightning, dont Vladimir Namestnikov, Cédric Paquette et Andrej Sustr. Il était également aux premières loges lorsque l'entraîneur-chef Jon Cooper donnait ses directives. 
« Quand tu arrives pour faire le warm-up et qu'il y a entre 8000 et 10 000 partisans qui attendent... c'est vraiment quelque chose de spécial », a-t-il souligné. 
Un contrat en poche 
Puisque quatre gardiens du Lightning disposent déjà de contrats valides dans la LNH, Riopel demeure réaliste. Il compte néanmoins profiter de chaque instant passé avec le grand club. 
Dans le pire des cas, il sera probablement l'homme de confiance du Thunder d'Adirondack, dans la East Coast Hockey League (ECHL). Ayant signé une nouvelle entente d'une année, il sera néanmoins rémunéré selon les standards de la Ligue américaine. 
« Lorsqu'il y a un blessé, peu importe le niveau où je jouerai, je dois faire mon travail pour éventuellement voler un poste (plus haut) », a affirmé le résident d'Otterburn Park, en Montérégie. 
À 28 ans, Riopel continue de faire preuve de détermination et de rouler sa bosse dans le monde du hockey professionnel. « J'ai toujours été connu pour ma persévérance et mon acharnement au travail. Au début de ma carrière, j'ai voulu tester mes chances du côté américain. (...) Puis l'année du lock-out (2012-2013) a été un élément déclencheur pour moi. J'ai traversé du côté de l'Europe, et ça a été une très belle expérience », a raconté le père de deux jeunes filles.
Sa famille derrière lui
Il y a deux ans, sa femme l'a toutefois convaincu de tenter « le tout pour le tout » en Amérique du Nord. « Elle voyait que ça me tracassait. Elle me disait : ''tu ne pourras jamais en avoir le coeur net''. Parce qu'un de mes objectifs comme joueur de hockey est de ne pas avoir de regrets au moment de prendre ma retraite. (...) Elle m'a convaincu de retourner en bas de l'échelle pour gravir les échelons. »
La stratégie s'avère payante, puisque le gardien a récemment pu toucher son rêve du bout du doigt. Mais qu'importe de quoi son avenir sera fait au plan sportif, Riopel peut compter sur sa famille, qui le suit durant la majeure partie de l'année. 
« Quand ça va moins bien, tu as besoin de quelqu'un qui t'appuie. Ma famille, c'est comme mon ancrage. »