« Les gros blocs, ça excite tout le monde. Ce n’est pas pour rien qu’il y a autant de monde à chaque fois qu’ils passent à Granby et au Québec », explique Steve Bernard.

Le rêve « accessible » de Steve Bernard

Ce n’est pas la première fois qu’on parle à Steve Bernard alors que les voitures à gros bloc de la Super DIRTcar s’amènent à l’Autodrome Granby. Mais voilà, considérant ses ambitions et les résultats qu’il obtient quand il se frotte aux Américains, c’est tout à fait dans l’ordre des choses.

En entrevue à l’entracte vendredi soir, Bernard ne s’en est même pas caché : triompher en gros bloc est son plus grand rêve. Rien de moins.

« C’est devenu mon gros objectif, c’est vrai, a plus tard reconfirmé Bernard en conversation avec l’auteur de ces lignes. Et de plus en plus, même si ça reste un défi de taille, j’ai l’impression que c’est un rêve accessible. J’y crois sincèrement… »

L’an dernier, Bernard avait terminé troisième à l’Autodrome Drummond et deuxième à l’Autodrome Granby. Sa performance chez nous s’est avérée la meilleure de l’histoire d’un Québécois en gros bloc à Granby. Ce n’est pas rien.

« Avec 10 tours à faire, je m’en souviens trop bien, j’étais premier. Je pensais que je l’avais, mais on ne peut jamais être sûr de rien. »

C’est finalement Larry Wight — un Américain bien sûr —, qui a fini par l’emporter.

« C’est le genre de performance qui donne confiance, reprend Bernard. Je l’ai toujours dit, il ne faut pas se laisser intimider par les Américains. Quand tu réussis à leur tenir tête, à véritablement leur tenir tête, c’est un très bon feeling. »

Le pilote de la voiture no. 54 l’a déjà mentionné : si ce n’était que de lui, il courrait probablement à temps plein chez les gros blocs. La puissance du moteur, la vitesse et ces confrontations avec les Américains l’allument très fort.

« Les gros blocs, ça excite tout le monde. Ce n’est pas pour rien qu’il y a autant de monde à chaque fois qu’ils passent à Granby et au Québec. »

Et qu’est-ce que ça prend pour qu’il finisse par avoir le dessus sur les Américains ? « Peut-être juste trouver le bon réglage. On est tellement proches… »

De la chance
Jocelyn Bernard est le père de Steve Bernard ainsi que son chef d’équipe. Et selon lui, son fils a peut-être besoin juste besoin d’un peu de chance pour l’emporter à bord de sa voiture à gros bloc.

« On a beau dire, la chance fait partie du jeu dans notre sport, a-t-il dit. Et il y a aussi un élément qu’il ne faut pas oublier : l’expérience. Steve a autant de talent que les Américains, mais rappelons-nous toujours que ces gars-là courent plus de 40 fois par année. Ça fait aussi une différence… »

Matt Sheppard, plusieurs fois couronné à Granby, domine le championnat de la Série Super DIRTcar devant Max McLaughlin et Erick Rudolph. Danny Johnson, Jimmy Phelps, Brett Hearn, Tim Fuller, Billy Decker et Stewart Friesen — des noms appréciés des amateurs de courses d’ici — font tous partie du top 10 au classement.

Rappelons que Yan Bussière, Jean-François Corriveau, Pierre Hébert et Daniel Nadeau y seront aussi avec leur moteur à gros bloc. Le promoteur Dominic Lussier disait aussi qu’il s’attend à ce qu’une quinzaine de ses réguliers s’amènent avec leur moteur 358.

Si jamais il pleuvait lundi, la soirée sera remise à mercredi. Les gros blocs passeront aussi par Drummondville mardi.