«Je gagne ma vie avec ce qui me fait le plus triper au monde et ça, ça n’a pas de prix», explique Charles-Olivier Lampron.

Le privilège de Charles-Olivier Lampron

Charles-Olivier Lampron estime qu’il est privilégié. Car ils sont rares les gens qui, comme lui, ont la chance de travailler à temps plein dans le monde du stock-car sur terre battue au Québec.

« Je gagne ma vie avec ce qui me fait le plus triper au monde et ça, ça n’a pas de prix », explique l’adjoint au promoteur Dominic Lussier à l’Autodrome Granby et au RPM Speedway de Saint-Marcel.

Comme Obélix, Lampron est tombé dedans quand il était jeune. Très jeune à part ça. À cinq ans, il accompagnait déjà son père, son frère et son parrain aux courses sur terre battue. Et à 26 ans, sa passion ne s’est jamais démentie.

« J’aime les voitures, j’aime l’ambiance familiale et j’aime le spectacle offert, qui n’a rien à envier à celui qui est présenté ailleurs dans le sport automobile. Encore aujourd’hui, le stock-car sur terre battue reste une discipline qui gagne à être connue. »

Dans ses fonctions, il travaille justement à faire connaître son sport et à attirer les gens à l’Autodrome.

« Je touche au marketing, à la publicité, je gère nos médias sociaux, je supervise la webdiffusion, etc. Les gens qui viennent aux courses pour la première fois sont rarement déçus et ils reviennent plus souvent qu’autrement. Mais il faut leur donner le goût de sortir de la maison et de venir nous voir une première fois. »

Grâce à Steve Paine
Charles-Olivier Lampron, qui possède un baccalauréat en gestion, n’était encore qu’un ado lorsqu’il a mis véritablement un pied dans l’univers du stock-car sur terre battue. À 16 ans, il est devenu responsable du site web du coureur américain Steve Paine, un ancien champion à Granby.

« Steve était mon idole, rien de moins, et j’étais tellement content d’avoir un lien avec lui. Si je gagne aujourd’hui ma vie en travaillant dans les courses, c’est grâce à lui, car c’est lui qui m’a donné ma toute première chance. On ne travaille plus ensemble, mais nous sommes restés en contact et je suis fier de dire qu’il est devenu un ami. »

Lampron a aussi écrit pour le site spécialisé 360nitro.tv. Bref, il a déjà exploré le monde des courses d’à peu près tous les angles.

« Ceci dit sans prétention, je sais ce que les amateurs veulent, je sais ce à quoi les pilotes aspirent, je sais ce qui intéresse les gens des médias et je comprends les difficultés rencontrées par les promoteurs. C’est un univers à la fois passionnant et complexe. »

Étonnamment, il n’a probablement jamais aussi peu vu de courses que depuis qu’il assiste Dominic Lussier.

« Le vendredi, j’arrive à l’Autodrome vers 9 h et je quitte rarement avant 1 h du matin. Les journées de courses, j’ajoute la gestion du personnel à mes tâches et je n’arrête pas de courir. Mais lorsque je me lève le matin, je suis content et je suis excité en pensant à la journée qui m’attend. »

Ça, évidemment, c’est lorsqu’il fait beau. Les journées de pluie sont moins agréables.

« Annuler une soirée de courses, c’est difficile. Car on sait que les amateurs et les pilotes seront déçus. Mais nous aussi nous sommes déçus quand il faut annuler, parce que nous aussi on aime ça les courses ! Mais les gens sont passionnés, ce qui définit l’univers dans lequel on baigne, et ils réagissent souvent comme des passionnés. »

Mais il semble que Dame Nature va collaborer vendredi. Ce qui va permettre à Charles-Olivier Lampron d’apprécier pleinement la chance qu’il a.