Georges Laraque en 1996, dans l’uniforme des Prédateurs

Le plus beau souvenir de Georges Laraque

Georges Laraque n’a pas hésité longtemps avant d’accepter l’invitation des Bisons qui, samedi soir, vont rendre hommage aux Prédateurs, champions de la Coupe Memorial en 1996, lors de leur « Party des fans ».

« Tout ce qu’il fallait que je voie, c’est si j’étais disponible, a-t-il raconté pendant une pause de l’émission qu’il anime au 91,9 Sports. Et puisque je l’étais, la question ne se posait même pas : c’est clair que j’allais à Granby ! »

Laraque, clairement, est excité en pensant à la soirée de samedi.

« La Coupe Memorial, c’est le plus beau souvenir de ma carrière, un des plus beaux souvenirs de ma vie, point. Et les occasions de renouer avec les gars avec qui j’ai gagné sont rares. Alors, quand il s’en présente une et que je suis disponible, je saute dessus ! »

Car Laraque a beau avoir disputé près de 750 matchs dans la Ligue nationale, séries éliminatoires incluses, le triomphe des Prédateurs à Peterborough demeure « extra spécial » à ses yeux, pour reprendre ses propres mots.

« Y’a la victoire et y’a le contexte aussi. N’oublions jamais que le Québec n’avait pas remporté la Coupe Memorial depuis 25 ans. Je me rappelle encore du sondage que TSN avait fait avant le début de l’événement : y’a moins de 1 % des gens qui favorisaient les Prédateurs pour gagner le tournoi ! »

En lever de rideau, les Prédateurs ont écrasé le Storm de Guelph 8-0. Ce qui a ébranlé pas mal de monde.

« Mais les gens à l’extérieur du Québec se disaient : “Y’a rien là, c’est juste un match, ça ne durera pas ! ” Mais à la fin de la semaine, c’est nous qui avons levé la Coupe Memorial. »

Georges Laraque a beau avoir disputé près de 750 matchs dans la Ligue nationale, séries éliminatoires incluses, le triomphe des Prédateurs à Peterborough demeure « extra spécial » à ses yeux, pour reprendre ses propres mots.

Le viaduc

Georges Laraque est revenu à Granby quelques fois depuis la conquête de la Coupe Memorial. Mais il passe souvent sur l’autoroute des Cantons-de-l’Est. Et à chaque fois, il revoit dans sa tête des images qui ne s’effaceront jamais de sa mémoire.

« À chaque fois, je revois les partisans sur le viaduc de la sortie 68 qui attendent notre autobus au retour de Peterborough. J’y repense et j’en ai encore des frissons. Les gens de Granby étaient tellement contents, ils étaient tellement fiers. Ce sont tellement de beaux souvenirs. »

Avec les Oilers d’Edmonton, en 2006, et avec les Penguins de Pittsburgh, en 2008, Laraque a participé à deux finales de la Coupe Stanley. Les deux fois, il a perdu. Ce qui donne encore plus de valeur à son triomphe avec les Prédateurs.

« À Granby, j’ai tout gagné. Et en tant qu’athlète, c’est ce que tu veux, gagner. »

« Je ne regrette rien, mais… »

Tant dans la LHJMQ que dans la Ligue nationale, Georges Laraque a été le justicier le plus craint de son époque. Récemment, il a partagé sur Twitter le film de la fameuse bagarre qu’il avait livrée à Joël Thériault à son tout premier match (et même à sa toute première présence sur la patinoire) avec les Prédateurs. Et il a écrit : « J’ai peine à croire que j’ai déjà fait ça pour gagner ma vie. Ce n’est pas moi en tant que personne ».

« Je ne regrette rien, mais les gens qui me connaissent savent que je déteste la violence, a-t-il expliqué. Mais bon, c’était comme ça que ça se passait dans le temps. Lorsque je suis arrivé sur la glace, Thériault, qui avait été repêché par les Capitals de Washington, m’a dit : “Georges, le dépisteur des Capitals est ici, y faut qu’on s’pogne ! ” Et on a fait ce qu’on avait à faire. »

Et Laraque, pour la petite histoire, a facilement eu le meilleur sur Thériault, qui était lui-même un bagarreur très réputé.

Au Centre sportif Léonard-Grondin, alors que les Bisons croiseront le fer avec le Formule Fitness de Bécancour samedi soir, il y aura certainement une ou deux bagarres. Mais ce sera aussi la fête des Prédateurs avec, outre Laraque, la présence de Philippe Audet, Martin Chouinard, Daniel Goneau, Michel Massie, Samy Nasreddine, Frédéric Henry et Frédéric Deschênes, qui vient de confirmer sa participation à l’événement. L’adjoint de Michel Therrien à l’époque, Daniel Bissonnette, de même que le préposé à l’équipement, Patrick Léonard, y seront également.