Frédérick Roy est aujourd’hui l’entraîneur des gardiens des Inouk. Au printemps de 2010, la recrue qu’il était avait été exceptionnelle et s’était avérée une véritable inspiration pour ses coéquipiers en route vers une remontée historique face aux Panthères de Saint-Jérôme.

Le plus beau souvenir de Frédérick Roy

Frédérick Roy est l’entraîneur des gardiens des Inouk. Et au printemps de 2010, il était devant le filet de l’équipe lorsqu’elle a transformé un déficit de 0-3 en un triomphe en sept matchs face aux Panthères de Saint-Jérôme en ronde quart de finale.

« Si je m’en souviens ? C’est le plus beau souvenir de ma carrière de joueur ! lance Roy sans hésiter une seconde. Ce sont des moments absolument inoubliables. J’y repense et j’en ai des frissons ! »

Roy avait alors 18 ans et il était l’adjoint de Pete Karvouniaris. Mais Karvouniaris a été coupé à une main vers la fin de la deuxième période du cinquième match, présenté à Saint-Jérôme, et il n’a pas été revu de la série. En relève, la recrue Roy a été exceptionnelle et s’est avérée une véritable inspiration pour ses coéquipiers.

« Je me rappelle m’être dit : “Vas-y, fais ce que tu as à faire, arrête les rondelles et ça va bien aller ! ” Et c’est ce qui s’est passé. Dans notre situation, aujourd’hui, nos joueurs ont l’obligation de se dire la même chose. On a une excellente équipe et si tout le monde fait ce qu’il a à faire, ça va bien aller ! »

Roy affirme qu’il croit encore aux chances des Inouk, comme les joueurs de 2010 croyaient encore en leurs chances à 0-3.

« Sérieusement, les gars ne se doutent pas à quel point ils sont bons. Je le répète, s’ils font ce qu’ils ont à faire, on peut y arriver. Il faut aussi qu’ils se rappellent qu’ils sont chanceux de jouer au hockey dans une ligue de haut niveau et dans une ville de hockey où ils sont aimés des gens. Il faut qu’ils se présentent à l’aréna avec le sourire et conscients du fait qu’ils sont privilégiés. »

Même si les statistiques de l’équipe de 2009-2010 sont moins impressionnantes que celles de l’édition 2017-2018, Roy est d’avis que ce sont deux formations qui se ressemblent.

« À peu près tous les joueurs de notre équipe actuelle ont un équivalent avec l’équipe de l’époque. C’est une formation qui avait du talent et beaucoup de caractère. »

Pierre-Luc Lacombe, Mathieu Asselin, Charles Power, Jonathan Bouchard et Alexandre Fournier comptaient parmi les membres de l’équipe en question. En demi-finale, ensuite, les Inouk s’étaient toutefois inclinés en six matchs devant les Cobras de Terrebonne.

Pas inquiet pour Dufour
Pour la première fois depuis qu’il s’est joint aux Inouk, au mois de janvier, Marc-Antoine Dufour a accordé six buts en fin de semaine. Mais Frédérick Roy mentionne qu’il n’est absolument pas inquiet pour son gardien.

« Marc-Antoine, c’est la meilleure chose qui soit arrivée aux Inouk cette saison, tranche-t-il. C’est un super gardien, un garçon intelligent, et il va revenir en force. Comme je lui disais, il n’a pas à essayer d’être bon, il est déjà bon. De toute façon, il a très peu à se reprocher depuis le début de cette série. »

Roy est enfin convaincu que les Inouk ne disputeront pas leur dernier match de la saison mercredi soir. « J’ai une immense confiance en ce groupe de joueurs. Ce sont des champions. Comme en 2010, il faut d’abord gagner le premier match. Non, ce n’est pas fini… »