«Moi, je n’ai jamais coaché autrement qu’en voulant absolument gagner», lance Simon Turcot.

Le pire ennemi du Métal Pless

CHRONIQUE / Non, Simon Turcot ne s’attend pas à ce que le Métal Pless de Plessisville ait la vie facile face aux Bisons en ronde quart de finale de la Ligue de hockey senior AAA du Québec.

« Certains semblent penser que ce sera une ballade dans le parc, mais moi, je n’y crois pas du tout, explique l’entraîneur en chef du Métal Pless. Je m’attends à une longue série, à une série qui va se rendre à six ou sept matchs. Les Bisons ont une bonne équipe. »

Selon Turcot, on parle même de deux équipes qui se ressemblent.

« On a beau dire, on a seulement remporté deux victoires de plus que les Bisons cette saison. Et si vous comparez nos attaques, on a marqué le même nombre de buts, soit 104. On a un club rapide, ils ont un club rapide. Ce sont enfin deux formations dont la priorité est le hockey et non la bagarre… »

Clairement, Turcot respecte les Bisons. Tout de même, il a souri, dit-il, quand il a lu les propos de David Lapierre à la suite du match de samedi au Centre sportif Léonard-Grondin.

« David a dit dans La Voix de l’Est qu’on voulait absolument les battre afin de les rencontrer en séries. Moi, quand j’ai vu Martin Trempe sur la patinoire à 4-4 en fin de deuxième période, je me suis demandé si les Bisons voulaient vraiment gagner. Trempe a pris une mauvaise punition, notre jeu de puissance a fait le travail et ça s’est avéré le but gagnant… »

L’ancien entraîneur des 3L de Rivière-du-Loup, dans la Ligue nord-américaine, et des Braves de Valleyfield et des Panthères de Saint-Jérôme, dans la Ligue junior AAA, n’a pas aimé non plus qu’on se demande comment le Métal Pless allait aborder le match puisqu’il n’avait rien à gagner, du moins au classement.

« Moi, je n’ai jamais coaché autrement qu’en voulant absolument gagner. On joue seulement 22 matchs, on veut tous les gagner. »

Des attentes

Ils sont nombreux à penser que le Métal Pless a ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout en séries. L’équipe s’est considérablement améliorée en cours de saison après avoir effectué d’excellentes acquisitions. À Plessisville, il y a des attentes.

« C’est vrai qu’on a réussi à combler des lacunes, reprend Simon Turcot. On est allés chercher de l’attaque avec Nicolas Carrier, Cédric Dubé et Pier-Olivier Grand-Maison, on a stabilisé notre défensive avec Louis-Philip Fortin et on est allés chercher un deuxième gardien numéro un avec Nicolas Lachance. On a bien travaillé. »

Turcot croit en son équipe. Et d’après lui, le pire ennemi du Métal Pless est… le Métal Pless.

« On devient vulnérables quand on sort de notre structure. Et quand on en sort, croyez-moi, on en sort solide. Il va falloir faire attention à ça. »

Et l’homme ne s’en cache pas : il veut gagner.

« On fait du hockey senior, pas du hockey de développement. Les joueurs que j’ai sous la main, je ne sais pas si je les aurai encore l’automne prochain. Certains vont peut-être changer d’emploi et mettre leur priorité là-dessus, alors que certains vont peut-être vouloir mettre la priorité sur leur famille. Le hockey senior, c’est ça. Quand tu as une bonne équipe, il faut que tu en profites là, maintenant. »