Michel Tassé
«Moi, je n’ai jamais coaché autrement qu’en voulant absolument gagner», lance Simon Turcot.
«Moi, je n’ai jamais coaché autrement qu’en voulant absolument gagner», lance Simon Turcot.

Le pire ennemi du Métal Pless

CHRONIQUE / Non, Simon Turcot ne s’attend pas à ce que le Métal Pless de Plessisville ait la vie facile face aux Bisons en ronde quart de finale de la Ligue de hockey senior AAA du Québec.

« Certains semblent penser que ce sera une ballade dans le parc, mais moi, je n’y crois pas du tout, explique l’entraîneur en chef du Métal Pless. Je m’attends à une longue série, à une série qui va se rendre à six ou sept matchs. Les Bisons ont une bonne équipe. »

Selon Turcot, on parle même de deux équipes qui se ressemblent.

« On a beau dire, on a seulement remporté deux victoires de plus que les Bisons cette saison. Et si vous comparez nos attaques, on a marqué le même nombre de buts, soit 104. On a un club rapide, ils ont un club rapide. Ce sont enfin deux formations dont la priorité est le hockey et non la bagarre… »

Clairement, Turcot respecte les Bisons. Tout de même, il a souri, dit-il, quand il a lu les propos de David Lapierre à la suite du match de samedi au Centre sportif Léonard-Grondin.

« David a dit dans La Voix de l’Est qu’on voulait absolument les battre afin de les rencontrer en séries. Moi, quand j’ai vu Martin Trempe sur la patinoire à 4-4 en fin de deuxième période, je me suis demandé si les Bisons voulaient vraiment gagner. Trempe a pris une mauvaise punition, notre jeu de puissance a fait le travail et ça s’est avéré le but gagnant… »

L’ancien entraîneur des 3L de Rivière-du-Loup, dans la Ligue nord-américaine, et des Braves de Valleyfield et des Panthères de Saint-Jérôme, dans la Ligue junior AAA, n’a pas aimé non plus qu’on se demande comment le Métal Pless allait aborder le match puisqu’il n’avait rien à gagner, du moins au classement.

« Moi, je n’ai jamais coaché autrement qu’en voulant absolument gagner. On joue seulement 22 matchs, on veut tous les gagner. »

Des attentes

Ils sont nombreux à penser que le Métal Pless a ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout en séries. L’équipe s’est considérablement améliorée en cours de saison après avoir effectué d’excellentes acquisitions. À Plessisville, il y a des attentes.

« C’est vrai qu’on a réussi à combler des lacunes, reprend Simon Turcot. On est allés chercher de l’attaque avec Nicolas Carrier, Cédric Dubé et Pier-Olivier Grand-Maison, on a stabilisé notre défensive avec Louis-Philip Fortin et on est allés chercher un deuxième gardien numéro un avec Nicolas Lachance. On a bien travaillé. »

Turcot croit en son équipe. Et d’après lui, le pire ennemi du Métal Pless est… le Métal Pless.

« On devient vulnérables quand on sort de notre structure. Et quand on en sort, croyez-moi, on en sort solide. Il va falloir faire attention à ça. »

Et l’homme ne s’en cache pas : il veut gagner.

« On fait du hockey senior, pas du hockey de développement. Les joueurs que j’ai sous la main, je ne sais pas si je les aurai encore l’automne prochain. Certains vont peut-être changer d’emploi et mettre leur priorité là-dessus, alors que certains vont peut-être vouloir mettre la priorité sur leur famille. Le hockey senior, c’est ça. Quand tu as une bonne équipe, il faut que tu en profites là, maintenant. »