«J’ai confiance en moi et je sais que je suis capable d’être bon avec à peu près n’importe quoi», lance Steve Bernier.

Le nouveau défi de Steve Bernier

Détenteur de la couronne de champion en modifié à l’Autodrome, Steve Bernier veut mettre un peu plus de piquant encore dans la défense de son titre, qu’il entame vendredi soir. Oui, le Maskoutain va troquer son moteur 358 pour un W16 lorsqu’il va courir à Granby. Un geste audacieux? Un peu, mais pas tant, dira-t-il.

« Je suis un gars de défi et ça, c’en est un beau, lance le pilote de 40 ans. C’est un défi, mais on a fait des tests, et ça reste un moteur compétitif, surtout avec 150 livres de moins à la voiture. Il est moins puissant que le 358, c’est certain, mais il est compétitif. »

Bernier n’a jamais douté de ses moyens, on le sait. S’il n’ira pas jusqu’à promettre un autre championnat, il est convaincu qu’il va se tirer d’affaire avec le W16.

« J’ai confiance en moi et je sais que je suis capable d’être bon avec à peu près n’importe quoi. La qualité du moteur est importante, mais ça reste que la voiture ne se conduit pas toute seule, le gars en arrière du volant a son mot à dire aussi. J’ai confiance. »

Les frères Bernier n’ont plus que deux voitures. À Granby, François aura le moteur 358 dans son bolide. Mais lorsqu’il va courir ailleurs, Steve utilisera plus souvent qu’autrement le 358.

« J’ai hâte qu’on tourne à Granby. J’ai hâte de voir tout ça. »

Mais il est prêt à donner une véritable chance au W16.

« Je suis sincère dans ma démarche. On va voir ce que ça va donner, on va voir à la fin de l’année combien ça va avoir coûté. Mais moi, j’embarque là-dedans avec l’esprit très ouvert. Si ce moteur peut aider tout le monde, tant mieux ! »

La compétition

Steve Bernier ne s’attend pas à ce que personne ne lui fasse de cadeaux cette saison. En fait, il sera l’homme à battre, et il le sait. Tout de même, il a identifié des pilotes qui, selon lui, risquent de lui faire la vie plus dure que d’autres.

« Mon frère François, s’il prend ça au sérieux (!), reste un sapré bon pilote, capable de grandes choses. Écoute, il n’a pas gagné tous ces championnats pour rien. Et il y a David (Hébert), qui est toujours tellement solide. Mais il y a plein d’autres bons pilotes à Granby. »

Chose certaine, Bernier n’aura pas le temps de s’ennuyer cet été. Si Dame Nature collabore, il pourrait disputer jusqu’à… 60 courses. À son agenda, outre Granby, il y a Plattsburgh, Cornwall ainsi qu’un peu de Drummondville, de Saint-Marcel et de Saint-Guillaume. À Plattsburgh, où il défend aussi son titre, il a jusqu’ici fini premier et troisième.

« J’en fais autant parce que j’aime ça, sinon je ferais autre chose. La saison commence et c’est l’fun de retrouver tout le monde. Moi, je suis toujours de bonne humeur quand je sais que je m’en vais aux courses. »

L’Autodrome présente le Kick off Challenge (on aurait apprécié un terme français) à l’occasion de sa soirée inaugurale. Le gagnant en modifié mettra la main sur une bourse de 3000 $.