«J’aimerais tellement qu’un p’tit gars de chez nous connaisse du succès à notre tournoi», mentionne le maire de Granby, Pascal Bonin.

Le maire veut investir dans le développement

Le maire Pascal Bonin rêvait éveillé, dimanche après-midi, en regardant Peter Polansky vaincre Ugo Humbert sur le court central.

« J’aimerais tellement qu’un p’tit gars de chez nous connaisse du succès à notre tournoi, a-t-il commencé par dire. Mais pour ça, il faut investir dans le développement du tennis. À mon avis, c’est là qu’il faut mettre de l’argent quand on parle de tennis. »

Les gens du Challenger, on le sait, rêvent d’installations permanentes pour leur tournoi. Le maire n’a rien contre, il semble même prêt à accorder son soutien, mais il y a d’autres choses qui doivent être faites selon lui.

« Granby, tout le monde le dit, est une grande ville de tennis. Pourquoi alors n’est-on pas capable de développer des joueurs? Je suis convaincu qu’il y a plein de jeunes d’ici qui rêvent de jouer sur le central du Challenger un jour. Il faut s’occuper d’eux. »

Au cours des dernières semaines, les organisateurs du Challenger ont remis 1000 $ au Verbe Divin, qui offre une concentration tennis, ainsi que 2000 $ à Tennis Granby, pour son programme « relève élite ». Évidemment, il serait injuste de faire porter tout le poids du développement du tennis au tournoi.

« Alain Faucher et les gens du tournoi font de beaux efforts, a repris le maire Bonin. Et on peut probablement en faire plus de notre côté. On a un beau tournoi, les Granbyens se le sont approprié, mais imaginez à quel point ce serait extraordinaire si, en plus, on avait un athlète de chez nous qui s’y illustrait! »

Il y a des terrains de tennis au Collège Mont-Sacré-Cœur. Des terrains qui ont sérieusement besoin d’être rafraîchis… et qui appartiennent à la Ville de Granby.

« Je vous invite à suivre le dossier… », a laissé tomber le maire, sourire en coin.