Le repêchage de la Ligue nationale rappelle toujours des souvenirs à Loïc Lacasse, que le Canadien avait sélectionné en sixième ronde en 2004. «Qu’un p’tit gars de Marieville se fasse repêcher par le Canadien, ça avait fait une grosse histoire dans le coin à l’époque», se rappelle-t-il.
Le repêchage de la Ligue nationale rappelle toujours des souvenirs à Loïc Lacasse, que le Canadien avait sélectionné en sixième ronde en 2004. «Qu’un p’tit gars de Marieville se fasse repêcher par le Canadien, ça avait fait une grosse histoire dans le coin à l’époque», se rappelle-t-il.

Le jour où le Canadien a repêché Loïc Lacasse

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
La Ligue nationale de hockey est en train de faire le plein d’espoirs. Et à chaque année, le repêchage rappelle des souvenirs au gardien Loïc Lacasse qui, en 2004, a été le choix de sixième ronde du Canadien.

Lacasse est originaire de Granby, mais il a grandi à Marieville, où il vit toujours. Il est aujourd’hui prof d’anglais dans une école primaire de Richelieu. Et si on peut finir par avoir une saison de hockey, il espère retourner avec les 3L de Rivière-du-Loup, de la Ligue nord-américaine.

«Qu’un p’tit gars de Marieville se fasse repêcher par le Canadien, ça avait fait une grosse histoire dans le coin à l’époque, se souvient celui qui est aujourd’hui âge de 34 ans. C’est certain que c’est un beau souvenir, même si j’ai l’impression de ne pas l’avoir savouré comme j’aurais dû.»

Le repêchage avait lieu à Raleigh, la ville des Hurricanes de la Caroline. Mais Lacasse ne s’était pas rendu sur place.

«J’étais classé 26e meilleur espoir chez les gardiens en Amérique du Nord et mon agent m’avait conseillé de suivre le repêchage de la maison, qu’il y avait trop de risques que je sois déçu si je me rendais là-bas, reprend-il. Prendre la chance de faire vingt heures de route pour rien, c’était un pensez-y bien…»

Mais voilà que le samedi matin, le téléphone sonne chez les Lacasse. Loïc dort, son père le réveille et lui tend l’appareil.

«Je ne me rappelle même pas du nom de la personne qui a appelé. Mais c’était quelqu’un de l’organisation du Canadien qui me souhaitait la bienvenue et qui me disait que l’équipe était très fière de m’avoir repêché. J’étais carrément sous le choc!»

Mais avec le recul, Lacasse affirme qu’il ne savait trop ce que ça voulait dire, à l’époque, être repêché par le Canadien.

«Moi, dans le temps, je jouais au hockey et je ne me posais pas de questions. Je jouais avec le Drakkar de Baie-Comeau et quand on a commencé à dire, après les Fêtes, que j’avais de bonnes chances d’être repêché, je trouvais ça drôle. Je me disais : ‘Ben voyons donc!’ Et là, ça arrivait pour vrai.»

Pas de regrets, mais…

Pour toutes sortes de raisons, les choses n’ont pas tourné comme Lacasse l’aurait espéré dans l’organisation du Canadien. Un an après l’avoir repêché, le Tricolore a jeté son dévolu sur un certain… Carey Price, ce qui ne l’a certes pas aidé à faire sa place.

«Même si j’ai été sous contrat pendant trois ans avec l’organisation, je n’ai pas disputé un seul match hors-concours. J’ai atteint la Ligue américaine, j’ai très bien fait en huit matchs (moyenne de 2,07, pourcentage d’arrêts de ,922) à Hamilton, mais ça n’a pas été suffisant. Je n’ai pas de regrets, mais tout de même de petites déceptions.»

Lacasse a ensuite joué en Ligue Magnus, le plus haut niveau en France, avant de rentrer au pays, de retourner aux études et de connaître une brillante carrière dans la Ligue nord-américaine à Cornwall, Saint-Georges, Jonquière et bien sûr Rivière-du-Loup. Une carrière qui, espère-t-il, n’est pas terminée.

«J’aimerais gagner un championnat avant de prendre ma retraite. Est-ce que la Ligue nord-américaine va reprendre ses activités? Je le souhaite ardemment. Sinon, j’ai une entente avec le Cuisines Action de Farnham, de la Ligue senior Richelieu, qui pourrait s’avérer un bon plan B. Je n’ai plus 20 ans, mais je pense que j’ai encore quelques bonnes saisons dans le corps.»