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Personne ne remettra en doute les efforts déployés par Marc Bergevin pour améliorer le Canadien depuis la fin de la dernière saison. Mais clairement, l’équipe partait de loin.
Personne ne remettra en doute les efforts déployés par Marc Bergevin pour améliorer le Canadien depuis la fin de la dernière saison. Mais clairement, l’équipe partait de loin.

Le flair de Marc Bergevin le servira-t-il encore?

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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C’est lundi que se terminera la période de transactions dans la Ligue nationale. Encore récemment, on a vanté le flair de Marc Bergevin à la suite de l’acquisition d’Eric Staal. Mais le directeur général du Canadien saura-t-il encore nous surprendre ?

Bergevin est passé maître dans l’art de faire des acquisitions intéressantes à peu de frais. Dans l’art de recycler des vétérans que l’on croit finis, ou à peu près, aussi. Comme lorsqu’il a mis la main sur Ilya Kovalchuk la saison dernière ainsi que Corey Perry et Staal cette saison. Mais le Canadien aura probablement besoin de plus que ça s’il veut, comme c’est son aspiration, faire un bout de chemin en séries éliminatoires. Les défaites face aux Leafs et aux Jets, cette semaine, l’ont démontré.

Journaliste au Hockey News, Ken Campbell avait admis que le Canadien s’était grandement amélioré dans les pages du Mag Sports avant que ne débute la présente saison, en janvier. Mais il avait aussi indiqué qu’il était loin d’être certain que le Tricolore était supérieur aux Leafs et aux Oilers, entre autres.

« Est-ce que Bergevin va être actif avant la date limite pour effectuer des échanges ? Peut-être, a expliqué l’insider lorsque joint à son bureau de Toronto cette semaine. Mais n’oublions pas que c’est une saison particulière, avec des contraintes particulières, et que tout est plus compliqué. Mais compte tenu des visées de l’organisation, il est assurément inquiet certains soirs en regardant son équipe… »

N’empêche que personne ne remettra en doute les efforts déployés par Bergevin pour améliorer le Canadien depuis la fin de la dernière saison. Mais clairement, l’équipe partait de loin.

« Bergevin a effectué du gros boulot, c’est évident, reprend Ken Campbell. Il est allé chercher de gros morceaux comme Tyler Toffoli, Josh Anderson et Jake Allen, mais il est aussi allé chercher des joueurs de soutien comme Perry et Staal qui peuvent encore apporter beaucoup malgré leur âge. Oui, on peut dire que son flair lui a permis d’effectuer de bons coups… »

Mais il y a de ces soirs où Perry, à bientôt 36 ans, est l’un des meilleurs joueurs du Canadien. Ce qui ne devrait quand même pas être le cas.

« Mais n’oubliez pas qu’il avait connu de bonnes séries éliminatoires à Dallas l’été dernier, dit encore Campbell. Il a encore de l’essence dans le réservoir. »

Perry a remporté la Coupe Stanley à Anaheim, comme Staal l’a fait en Caroline. Joel Edmundson et Allen, à St. Louis, Toffoli, à Los Angeles, et Michael Frolik, à Chicago, ont aussi bu dans le précieux trophée. Des gagnants, une équipe n’en compte jamais trop dans son alignement.

« En séries, quand c’est difficile, quand la victoire est sur la ligne à tous les soirs, l’expérience des gars qui ont déjà gagné peut faire une différence importante, rappelle Campbell. En un an, le Canadien est passé d’équipe qui n’avait aucun champion à six ! »

L’acquisition d’Eric Staal, une autre preuve du flair de Marc Bergevin.

Et maintenant ?

Il n’y a pas une tonne d’observateurs qui pensent que le Canadien peut l’emporter face aux Leafs en séries. Ni même face aux Jets. Les Oilers ne manquent pas de talent, mais le Tricolore semble avoir leur numéro… et celui de Connor McDavid. Bref, qu’est-ce qui manque à l’équipe pour améliorer ses chances de sortir de sa division ?

« Le Canadien a besoin d’aide au centre, c’est évident, pense Ken Campbell. Tous ont parlé de la jeunesse de l’équipe à cette position en début de saison et on a mis beaucoup de pression sur les épaules de Nick Suzuki, qui connait des moments beaucoup plus difficiles après un bon départ. »

Ben Chiarot va finir par revenir au jeu, mais du renfort à la ligne bleue ne serait pas du luxe non plus. Ça devient évident lorsque Alexander Romanov (talentueux mais encore jeune) et Victor Mete en arrachent comme ça a été le cas jeudi soir face aux Jets.

« Le Canadien demeure une bonne équipe, mais une équipe qui a encore des trous à boucher, affirme Campbell. Le départ canon du club a faussé les données. J’avoue que je souriais un peu lorsque certains disaient qu’il n’avait pas de faiblesses après 10 petits matchs… »

Certes, le Canadien a des faiblesses. Et Marc Bergevin a encore quelques jours pour colmater les brèches avant que Dominique Ducharme ne doive composer avec un alignement avec lequel il devra vivre... pour le meilleur et pour le pire.