Le club de golf Les Rochers Bleus fermé pour un an

CHRONIQUE / Si on se fie aux commentaires de gens qui œuvrent dans le domaine, l’industrie du golf se porterait bien au Québec. La preuve : les salons de type « Expo-Golf » reçoivent de plus en plus d’amateurs chaque année et les parcours, selon leurs propriétaires, seraient davantage fréquentés. Certains m’ont même chuchoté à l’oreille que l’achalandage aurait augmenté de 5 à 10 % — selon les régions, bien entendu — au cours des quatre dernières années. Bref, les années de vaches maigres semblent être chose du passé.

Pourtant, si plusieurs affichent un réel optimiste par rapport à l’avenir, d’autres croient toutefois qu’un nécessaire, mais douloureux, ménage reste à faire au sein des clubs existants, le tout coïncidant avec un boom immobilier. D’autre part, la nouvelle mode des terrains de type « 12 trous », qui pour bien des golfeurs constituent un bon moyen de ne pas consacrer plus de trois heures à une ronde, a fait en sorte que quelques parcours de 18 trous, dits « de championnat », ont dû fermer leurs portes, ou à tout le moins diversifier leurs activités. Chez nous, depuis l’an dernier, les clubs de Saint-Simon et de
Rougemont ont notamment apposé des pancartes « à vendre » à leur devanture. 

Le mois dernier, l’homme d’affaires Marc Fontaine causait une véritable commotion en suspendant les activités du club Inverness de Lac-Brome. D’ailleurs, bon nombre de golfeurs qui le fréquentaient ont déjà trouvé refuge au club de golf de Cowansville, ainsi que dans un des trois parcours de Bromont, soit le Vieux-Village, le Royal ou le Château. Puis, il y a une quinzaine de jours, la réputée famille Poisson annonçait qu’elle allait définitivement fermer le club de golf Le Cristal, à Saint-Rosaire, en banlieue de Victoriaville, bouleversant ainsi la routine de plusieurs centaines de golfeurs du Centre-du-Québec. Après ces tractations, les intervenants du milieu s’entendaient tous pour dire que cela sonnait le glas des changements en ce qui a trait à la saison 2019.

Comme le disait si bien Aznavour, « Et pourtant, pourtant… »

De mon côté, j’avais entendu quelques rumeurs ici et là, dont une très persistante concernant le club Les Rochers Bleus de Sutton qui, aux dires de quelques-uns allait, lui aussi, tirer un trait sur la saison 2019 afin de revenir en force en 2020. Soucieux de vérifier cette rumeur, j’ai donc donné un coup de fil à Sébastien Sirois, directeur des opérations du club. Fidèle à son habitude, il a pris le temps de répondre à mes questions. 

« Effectivement, le terrain de golf et l’auberge seront fermés pour la saison 2019, a-t-il annoncé. Premièrement, nous souhaitons effectuer des travaux sur le terrain (drainage, etc.), tandis que le bâtiment qui abritait l’auberge, lui, sera carrément mis à terre pour que nous puissions procéder à la construction de chalets. »

« Bien entendu, cela va amener son lot d’inconvénients, a-t-il poursuivi. Nous l’avons d’ailleurs annoncé à nos membres en février dernier. Si plusieurs étaient déçus, ils comprenaient néanmoins la situation. Nous les remercions d’ailleurs pour leur appui à notre projet. »

« Disons que notre but est de remettre le club en ordre pour repartir sur de nouvelles bases et, surtout, revenir en force pour la saison 2020 », a expliqué le jeune gestionnaire reconnu pour sa grande classe.

Pour ma part, j’ai toujours considéré le club Les Rochers Bleus comme un beau défi de golf où on retrouvait plusieurs belles prises de vue. Si sa condition variait bon an mal an de bonne à excellente, il représentait, à mes yeux, une sorte de diamant qui restait à polir. Il semble donc que les proprios ont, eux aussi, pris conscience de ce phénomène, d’où la raison de ce mouvement de recul. Mais tout comme moi, vous savez que dans la vie, mieux vaut faire un pas en arrière pour ensuite faire des pas de géant vers l’avant. C’est assurément le pari qu’ont décidé de prendre les dirigeants là-bas.

Philippe Danylo-Lemay

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Parlant du club de golf Les Rochers bleus, félicitations à leur ancien directeur général, le dynamique Philippe Danylo-Lemay, qui en compagnie de sa conjointe Marie-Ève Brazeau, attend la venue de la cigogne au cours des prochaines semaines. À noter qu’il s’agira d’un premier enfant pour le couple qui est maintenant installé dans Lanaudière, région natale des deux tourtereaux. 

Lors d’une récente conversation, Philippe en a profité pour me demander de saluer tous ses amis de Sutton et des environs. Voilà qui est fait !

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Le vétéran Roméo Lamoureux m’informe à nouveau que son groupe de hockeyeurs de 65 ans et plus, nommé les Tamaloù de Granby, sera présent cette semaine au 19e tournoi Lassonde-Tyler, qui se déroulera de lundi à vendredi au centre sportif Gaétan-Boucher de Saint-Hubert. 

De ce groupe, une équipe formée de joueurs de 70 à 74 ans de Granby jouera contre Saint-Lambert, Gatineau et Peterborough, alors que quatre joueurs de 75 à 79 ans seront intégrés à la formation de Saint-Bruno, qui elle, évoluera contre Longueuil, Sorel et Brossard. Il est à noter que chaque club est assuré de disputer au moins trois matchs. 

Le but premier de ce tournoi est de démontrer que les aînés sont actifs. Les Tamaloù sont sans contredit la preuve que le plaisir et la franche camaraderie n’ont pas d’âge ! Précisons finalement qu’à l’intérieur des cadres de ce tournoi, on dénote quatre équipes de joueurs âgés de 80 ans et plus, huit équipes de 75 à 79 ans et 12 équipes de 70 à 74 ans.

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Cela allait presque m’échapper, mais il y a près de trois ans jour pour jour, soit le samedi 8 avril 2016, la toute première Page du Kid était publiée dans la section sportive de votre quotidien préféré. Si j’ai tant de plaisir à la rédiger semaine après semaine, c’est sans aucun doute en raison des gens que je rencontre, que ce soit dans des événements-bénéfices, tournois et autres activités du genre ou tout simplement au supermarché, à la station-service ou au centre commercial. 

Sachez qu’il me fait toujours plaisir de vous serrer la main et d’écouter vos nouvelles, anecdotes et histoires que vous avez à raconter. 

À ces personnes, je dis un gros merci tout comme à vous, chers lecteurs, qui prenez le temps de m’écrire via ma boîte courriel. 

Comme je l’ai mentionné il y a trois ans, cette chronique n’a qu’un seul but : vous divertir tout en tentant de souligner les bons coups ou les exploits de gens qui, bien souvent, œuvrent dans l’ombre.