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Alexander Ovechkin, Steven Stamkos, Brett Hull… Cole Caufield est comparé à quelques-uns des plus grands.
Alexander Ovechkin, Steven Stamkos, Brett Hull… Cole Caufield est comparé à quelques-uns des plus grands.

Le buzz Cole Caufield

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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Il y a longtemps que l’arrivée prochaine d’un talent offensif n’a pas créé autant d’excitation dans l’entourage du Canadien et chez ses partisans. Dire que le nom de Cole Caufield est sur toutes les lèvres relève de l’euphémisme.

Depuis que Caufield a signé son premier contrat avec le Canadien il y a une semaine, tout le monde s’est prononcé au sujet des habiletés du jeune homme et de l’impact qu’il risque d’avoir sur le Tricolore. Tout le monde, y compris les joueurs du Rocket de Laval, avec lequel il est sur le point d’effectuer ses débuts.

Caufield n’a pas encore disputé son premier match chez les pros, il a encore moins marqué son premier but, mais le buzz, lui, est bien là.

Difficile d’en être autrement, remarquez bien, quand le directeur général Marc Bergervin, habituellement plutôt prudent dans ses commentaires, décrit l’Américain du Wisconsin comme ayant un talent « exceptionnel » et qu’il se permet même des comparaisons avec Alexander Ovechkin.

Mais les comparaisons du genre, Bergevin n’était pas le premier à en faire. L’entraîneur de Caufield chez les Badgers de l’Université du Wisconsin, Tony Granato, a déjà associé le nom de son joueur à Ovechkin, mais aussi à Steven Stamkos et à Brett Hull.

Chose certaine, Granato, qui a disputé 773 matchs dans la LNH et qui a amassé 492 points avec les Rangers, les Kings et les Sharks, a été marqué par Caufield. Les propos qu’il a tenus récemment en sont une preuve éloquente.

« Son instinct offensif est incroyable et je ne sais pas si je dirigerai un jour un autre joueur comme celui-là, a-t-il dit. Mais il a aussi grandement amélioré son sens des responsabilités en défensive depuis deux ans. Aujourd’hui, il est en mesure d’avoir un impact même lorsqu’il ne remplit pas le filet. Il est devenu un leader, le genre de joueur qui rend tout le monde meilleur autour de lui. »

Certains observateurs ont émis des doutes, lors du dernier championnat mondial de hockey junior, tandis que Caufield n’a récolté que deux buts et cinq points en sept matchs. Mais Granato a vu les choses autrement.

« Son engagement, son jeu défensif et son leadership ont fait qu’il a connu un tournoi exceptionnel même s’il n’a pas marqué 20 buts. Les Américains ont gagné l’or et il a joué un grand rôle dans les succès de l’équipe. »

Et ne lui parlez surtout pas de la petite taille de Caufield.

« Ça n’a jamais été un sujet de discussion chez nous, disait-il cette semaine à la radio montréalaise de TSN 690. Cole est intelligent et il n’ira pas se lancer dans une bataille avec Zdeno Chara dans le coin de la patinoire. Par contre, il va rendre fou Chara quand celui-ci va essayer de lui enlever la rondelle. Ses 5’7’’ n’ont pas d’importance parce qu’il n’a pas peur, parce qu’il est puissant sur patins et qu’il est fort physiquement. »

Toujours d’après Granato, Caufield est aussi une bonne personne, ce qui ne gâche rien.

« Ça a été un réel plaisir de le diriger. C’est un bon garçon, un bon kid. Quand son équipe gagne, il est heureux. Quand un de ses coéquipiers réussit un bon coup, il est aussi heureux de la même façon que si c’est lui qui l’avait réussi. Il a le cœur à la bonne place. »

«C’est un joueur de grand calibre», explique Joël Bouchard, qui sera le premier à s’occuper de Caufield au sein de l’organisation du Canadien.

Se familiariser avec les pros

Cole Caufield effectuera ses débuts chez les professionnels avec le Rocket, dans la Ligue américaine. Si plusieurs sont d’avis que l’espoir est prêt à jouer dans la Ligue nationale immédiatement, personne ne mettra en doute la décision de Marc Bergervin de l’envoyer poursuivre son développement avec l’équipe de Joël Bouchard.

« Je pense qu’il a besoin de travailler avec Joël, racontait ces derniers jours Dany Dubé, analyste aux matchs du Canadien à la radio de Cogeco. Caufield est un joueur spécial, c’est vrai, mais il doit se familiariser avec le hockey professionnel avant de débarquer dans la grande ligue. Malgré tout son talent, il va se rendre compte qu’il y a beaucoup moins de place sur la patinoire chez les pros qu’au hockey universitaire, surtout pour un joueur de sa stature. Joël est un entraîneur exigeant et il va l’aider à apporter les ajustements nécessaires. Je ne sais pas combien de temps il jouera avec le Rocket, mais il a besoin de passer par là. »

Bouchard, lui, a hâte de travailler avec l’athlète de 20 ans.

« Ce n’est pas seulement un choix de première ronde au repêchage, c’est un joueur de grand calibre, a-t-il dit. On va l’aider à faire le saut. La grande différence entre le hockey universitaire et le hockey professionnel, c’est la charge de travail. Il est excité à l’idée de jouer chez les pros et ça, j’aime ça. »

Mais probablement moins excité encore que les partisans du Canadien.