Yan Bussière avoue qu’il est plus ou moins satisfait de ses résultats depuis le début de la saison. Ceci dit, il a signé la semaine dernière au RPM Speedway la toute première victoire au Québec d’un moteur W16, ce qui n’est pas un mince exploit.

Le bonheur retrouvé de Yan Bussière

Depuis plusieurs années, Yan Bussière porte le double chapeau de pilote ainsi que de promoteur à l’Autodrome Drummond. Mais l’an dernier, l’administrateur a pris pas mal plus de place que le coureur.

Bussière a aimé être promoteur à temps plein, mais il manquait quelque chose à son bonheur. Quelque chose qu’il a retrouvé cette saison en revenant en piste de façon régulière à Drummondville de même qu’à l’Autodrome Granby.

« Plusieurs pensaient que je ne serais pas capable de me concentrer uniquement sur mes fonctions de promoteur, rappelle le pilote du modifié no 21 en souriant. Et pourtant, j’ai réussi à le faire jusqu’au mois d’août. Mais j’ai vu ce que j’avais à voir et j’étais content de revenir derrière le volant en fin de saison. »

Les soirs de courses, l’an dernier, Bussière s’assoyait à travers le public de l’Autodrome Drummond. Et il a compris, dit-il, pourquoi les amateurs aiment tant le spectacle offert.

« Avant, ma journée de promoteur se terminait avec le début des pratiques, à l’heure du souper. Là, j’ai tout vu ce qu’il y avait à voir et j’ai pu apporter de petits correctifs. Mais la machine est tellement bien huilée que je me suis aussi rendu compte que je pouvais me permettre de courir le soir venu. »

Il avouera qu’il est plus ou moins satisfait de ses résultats depuis le début de la saison. Ceci dit, il a signé la semaine dernière au RPM Speedway la toute première victoire au Québec d’un moteur W16, ce qui n’est pas un mince exploit.

« Je crois énormément au moteur W16, a-t-il insisté. Et je pense qu’il s’agit effectivement du moteur de l’avenir. Par contre, il est moins performant, c’est vrai, sur une grande piste comme celle de l’Autodrome Granby. Il y a du développement à faire, mais j’y crois. »

Inquiet
À 46 ans, Yan Bussière court depuis plus de 20 ans et il en est à sa 14e saison en tant que promoteur à l’Autodrome Drummond. Pour jouer dans la terre battue à la semaine longue, il faut aimer passionnément son sport, on s’entend. Mais voilà, l’homme est inquiet.

« On va se le dire, les assistances sont à la baisse partout, lance-t-il. Est-ce des suites de la très mauvaise saison qu’on a eue l’an dernier en raison de la pluie ? C’est possible. Je ne panique pas, mais je me pose des questions. Et je pense que tout le monde devrait s’en poser. Pas juste les promoteurs, mais tout le monde qui gravitent autour de notre sport. Parce qu’on aime notre sport et que ça concerne tout le monde. »

Il faudra voir, mais on attend une belle foule vendredi soir à l’Autodrome Granby alors qu’on couronnera M. modifié à la suite d’une finale de 50 tours. Bussière ne se berce pas d’illusions, mais il pense qu’il peut mêler les cartes.

« Avec une bonne position de départ, tout peut arriver », laisse-t-il tomber.