Kevin Nichols tentera de mettra la main sur sa quatrième Coupe Vanier.

Le beau parcours de Kevin Nichols

Kevin Nichols est un homme heureux. Heureux d’avoir la chance de faire du football à temps plein avec une des organisations les plus prestigieuses, sinon la plus prestigieuse, du football universitaire canadien : le Rouge et Or de l’Université Laval.

Nichols, 28 ans, vient de Granby. Ancien joueur et ancien entraîneur des Incroyables de J.-H.-Leclerc, il a pris le chemin de Québec en 2010, d’abord pour ses études, et s’est ensuite retrouvé avec le Rouge et Or. À sa septième saison avec l’équipe de Glen Constantin, il occupe les postes d’entraîneur des demi-offensifs, de coordonnateur à la vidéo et de responsable des études des joueurs.

« Je me sens privilégié, explique Nichols, qui a remporté le Bol d’Or avec les Incroyables cadets en tant qu’adjoint à Benoit Penelle en 2008. Le Rouge et Or, il faut le dire, est une organisation qui a établi des standards d’excellence très élevés et qui est devenue un modèle quand on parle de football universitaire. Et pour ceux qui se demandent quelle est notre recette, je dirai simplement ceci : on travaille très, très fort, et ce, à longueur d’année. »

Samedi après-midi, alors que le Rouge et Or affrontera les Mustangs de l’Université Western chez lui, Nichols tentera de mettre la main sur sa quatrième Coupe Vanier. Il a gagné trois fois le gros trophée jusqu’ici, sa seule défaite étant survenue il y a un an… face aux Mustangs.

« Western nous a battus l’an dernier et on respecte énormément cette équipe. Les Mustangs n’ont pas perdu un seul match cette saison et ils ont gagné leurs 23 dernières rencontres en tout et partout. Quand tu analyses leur alignement, tu te rends compte qu’ils sont bons à toutes les positions. Et ils sont bien dirigés. Il va falloir jouer du gros, gros football. Mais nous savons que nous sommes capables de le faire. »

Dans la Ligue canadienne ?

Kevin Nichols se plaît énormément à l’Université Laval et à Québec. Mais il avoue bien candidement qu’il ne détesterait pas tenter sa chance dans la Ligue canadienne de football un jour.

« Le football professionnel m’attire et ce n’est certainement pas une option que j’exclus quand je regarde en avant de moi, dit-il. Je suis très bien ici, mais je pense que c’est normal de se demander s’il y a quelque chose d’autre, éventuellement, qui pourrait nous intéresser. On verra bien… »

Nichols regarde en avant, mais il aime bien regarder en arrière parfois, question de se rappeler d’où il vient.

« Je reviens chez nous très régulièrement. Et c’est la première année que je n’ai pas assisté à un match de football impliquant les Incroyables ou les Élites du Mont-Sacré-Cœur à Granby depuis mon départ pour Québec. C’est à Granby que j’ai attrapé la piqure pour le football et je ne remercierai jamais assez des gens comme Benoit Penelle et Claude Lessard pour ce qu’ils ont fait pour moi. »

De la classe…