Une excellente idée que celle du « Tee It Forward », proposée par Jack Nicklaus.

Le « Tee it forward » de Jack Nicklaus enfin dans notre région !

Il y a quelques semaines, si vous vous rappelez bien, cette chronique portait sur le club de golf de Farnham.

Au cours de mon entretien avec son sympathique directeur général, Steven Allen, il me disait que l’un des principaux fléaux contre lequel plusieurs clubs se battent est le jeu lent; slow play .

Jouant, bon an mal an, entre 85 et 125 rondes de golf — tout dépendant de la température — je suis à même de constater ce phénomène.

Il m’arrive trop souvent d’observer des golfeurs qui, malgré la meilleure volonté du monde, ne jouent pas sur les bons jalons, ralentissant, du coup, considérablement le temps de jeu.

L’une des sommités dans le domaine du golf, le professionnel de renom Jack Nicklaus, a proposé une solution très intéressante à ce problème en introduisant récemment un système appelé le « Tee It Forward».

Cela consiste à choisir le jalon approprié à son niveau de jeu. le joueur doit, à partir de la distance à laquelle il frappe son fer no 7, en multiplier le nombre de verges par la normale du neuf d’allée de son parcours. Il obtient ainsi le nombre approximatif de verges total correspondant à ce qu’il doit parcourir pour une ronde de 18 trous.

Par exemple, s’il frappe 150 verges avec son fer no 7 et que la normale du neuf d’allée de son parcours préféré est de 36, il doit multiplier 150 par 36, ce qui lui donnera une distance totale à jouer avoisinant les 5 400 verges.

Ce calcul le mènera alors tout droit vers les tertres de départ jaunes ou verts (selon le parcours), nettement plus appropriés à son niveau de jeu, considérant la distance approximative avec laquelle il frappe avec chacun de ses bâtons.

De cette façon, il verra qu’en jouant à des distances « raisonnables », non seulement son score s’en portera mieux, mais il aidera grandement son quatuor à suivre davantage celui qui le précède.

David Morin, directeur des opérations-golf au club d’Acton Vale, est l’un de ceux qui trouvent géniale l’idée du « Tee It Forward».  Lui qui, à la Saint-Jean, a réalisé un trou d’un coup.

De mémoire, le club de Joliette a été le premier au Québec, grâce à la vision de son professionnel du temps, Éric Plante, — un anciens concitoyens de Shawinigan-Sud et ex-coéquipier dans plusieurs sports, par-dessus le marché ! — à proposer un tel système à sa clientèle, alors que depuis trois saisons, on peut y jouer une ronde de 18 trous avec une combinaison de neuf jalons différents pour un nombre total de verges variant entre 6 756 et 4 795 verges.

Constatant les bienfaits de ce système, le « Tee It forward » a d’ailleurs été repris par plusieurs clubs de chez nous, dont ceux d’Acton Vale et du Granby Saint-Paul, du moins en ce qui concerne son parcours Yamaska.

D’ailleurs, lors d’une ronde jouée en compagnie du directeur des opérations-golf du club d’Acton Vale, David Morin, il me disait qu’il n’en revenait tout simplement pas de voir à quel point cette solution avait amené son club à combattre ce fléau que constitue le jeu lent.

« On a, tout d’abord, cessé d’attribuer des couleurs aux jalons de départ, a-t-il expliqué. Bleu, Blanc ou rouge, ça n’existe plus! On parle maintenant en terme de numéros : 1, 2, 3, etc. De cette façon, on a enlevé l’instinct « macho » de certains de nos golfeurs qui refusaient de jouer des jalons avancés pour ne pas passer pour un ‘petit frappeur’, le tout en plus d’avoir ajusté ces mêmes jalons pour accommoder le plus grand nombre possible. Tu devrais voir la différence que cela a eu sur le temps de jeu moyen de chaque ronde disputée ici ... Avec cette petite mesure, on a retranché de 15 à 20 minutes en moyenne. Et ça ne fait que de commencer!»

Personnellement, je suis vendu à cette idée, moi qui adore jouer mes rondes en moins de 4 heures 30…

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Parlant de Morin, c’est avec grand plaisir que je l’invite à se joindre à mon « Club des As », lui qui, le 24 juin dernier, a réussi l’exploit sur le 4e trou du parcours Valois du club Acton Vale à l’aide d’un cocheur de 52 degrés pour couvrir la distance de 118 verges. Ses partenaires de jeu, Jean Audet, Gilles Dépatie et Serge Laflamme étaient aux premières loges, d’autant plus que David a dû toucher ce drapeau près d’une dizaine de fois lors des cinq dernières années sans faire le trou d’un seul coup.

Louis-Jacques Boucher, l’un des responsables des activités des membres au Granby Saint-Paul ne devrait avoir aucun mal à faire régner la discipline lors des différents événements organisés par son comité. La raison ? De façon humoristique bien entendu, il s’est « auto-proclamé » le cousin de Maurice « Mom » Boucher !

Au club de golf de Waterloo, on m’apprenait récemment que la « ligue de golf de Raymonde Brochu » avait soudainement changé de nom. On parle désormais de la « ligue ABC » dont l’acronyme voudrait dire « Assez Bien Conservée » !