Si le bobsleigh et le skeleton se pratiquent normalement sur la glace, les performances des athlètes lors du championnat, dimanche après-midi, étaient pour le moins impressionnantes.

L’avenir du bobsleigh se forme à Waterloo

Le 4e championnat de l’Est canadien de poussée de bobsleigh et skeleton de Waterloo continue d’être une étape importante pour la formation d’athlètes de la relève dans le sport canadien. Une quinzaine de sportifs ont foulé la piste de poussée du parc des Générations de Waterloo au courant des derniers jours.

Si le bobsleigh et le skeleton se pratiquent normalement sur la glace, les performances des athlètes lors du championnat, dimanche après-midi, étaient pour le moins impressionnantes.

« Pour les habitués du sport, la sensation entre le bobsleigh sur rail et sur glace n’est pas exactement la même, mais les résultats se ressemblent. Nous avons ajusté la sleigh de façon à ce que les résultats diffèrent environ d’un tiers de dixième de seconde », assure Yannik Morin, coach au centre de conditionnement physique La Taule, ancien athlète olympique de bobsleigh et entraîneur en chef de Bobsleigh Skeleton Québec.

Marche importante

Le championnat de Waterloo n’est pas une compétition de bobsleigh à proprement parler, mais plutôt de poussée de bobsleigh. Les spectateurs n’ont évidemment pas pu assister aux impressionnantes descentes des athlètes comme aux Jeux olympiques.

Les athlètes de la relève profitent toutefois des installations de Waterloo pour s’entraîner durant l’été. Les organisateurs du sport au Canada, dont fait partie Yannik Morin, se servent du championnat pour attirer de nouveaux espoirs.

« Je dirais qu’on est la marche vers le sport pour tout l’Est du Canada. Le camp d’entraînement qui précède la compétition permet vraiment d’introduire au bobsleigh des athlètes qu’on a présélectionnés pour leurs qualités. On pense qu’ils ont les qualités requises pour performer, mais on doit leur montrer les techniques de base », explique M. Morin.

Le bobsleigh comme le skeleton demeurent méconnus et peu pratiqués au Canada. « Ce n’est pas comme le hockey où on peut choisir les meilleurs dans la masse de joueurs. Il faut chercher les perles rares et convertir leurs forces en poussée pour le bobsleigh », assure M. Morin.

Les performances du championnat de dimanche illustrent bien les propos de l’entraineur de bobsleigh. Alors que la quasi-totalité des participants était présélectionnée pour leurs performances dans d’autres disciplines, un duo d’amateurs en bobsleigh de la région a réussi à se classer troisième lors de la compétition.

En skeleton, Erika Scott a terminé première chez les femmes et Jordan Rwya Milira a fait le meilleur temps chez les hommes.

En bobsleigh féminin, l’espoir québécois qui est déjà membre de l’équipe olympique, Catherine Medeiros, a terminé première et le duo composé de Pierric Desranlau et de Patrice St-Louis Pivin a terminé premier chez les hommes.