Une voiture de stock-car, une piste et des gradins vides. Une image qui pourrait fort bien représenter la saison 2020 de l’Autodrome.
Une voiture de stock-car, une piste et des gradins vides. Une image qui pourrait fort bien représenter la saison 2020 de l’Autodrome.

L’Autodrome, version pandémie, reprend vie

Pour la première fois en trois mois, il y a eu un événement sportif, vendredi soir, à Granby.

Ce n’était que des pratiques et il n’y avait pas de spectateurs dans les gradins, mais l’Autodrome a repris vie. On retrouvait quelque 45 voitures dans les puits, une quinzaine de moins que la limite permise par les promoteurs en ces temps de pandémie.

Tout le monde, absolument tout le monde, portait un masque ou encore une visière. Même les pilotes, qui pouvaient tout de même enlever leur couvre-visage lorsqu’ils étaient en piste, devaient se soumettre à la règle.

Les équipes étaient limitées à cinq personnes, le pilote inclus. Et la distanciation de deux mètres était de mise.

Les gens de l’Autodrome étaient prêts. Même qu’on n’avait jamais vu les salles de bain aussi propres!

«On est sérieux, a expliqué le copropriétaire et promoteur Dominic Lussier. On a eu l’autorisation du gouvernement de tenir des pratiques et on veut démontrer que nous sommes dignes de confiance. Je regarde autour, je surveille ce qui se passe et je trouve que tout le monde fait bien ça.»

Il avait raison.

Bien sûr, Lussier voit plus loin et il rêve de présenter un programme régulier le week-end prochain. Il attendait encore des nouvelles des autorités gouvernementales vendredi.

«Quand je regarde la réglementation, je me dis que rien ne nous empêche de présenter de vraies courses. Mais nous sommes respectueux des directives et nous ne jouerons pas aux cowboys. Nous ne ferons rien sans savoir le OK nécessaire.»

«On est sérieux. On a eu l’autorisation du gouvernement de tenir des pratiques et on veut démontrer que nous sommes dignes de confiance», a expliqué Dominic Lussier à travers sa visière.

Parent : «On en profite»

Si notre calcul est bon, 17 modifiés ont participé aux pratiques vendredi soir. Il manquait quelques gros noms, dont Steve Bernard et David Hébert, qui participeront au programme présenté sans spectateurs au Cornwall Motor Speeday samedi.

«Je suis très content d’être ici, a lancé le Granbyen Michaël Parent à travers son masque. Ça fait drôle de voir les estrades vides, ça fait drôle de voir tout l’espace qu’il y a dans les puits, mais on a enfin la chance de sortir la voiture et on en profite.»

Parent répondra évidemment présent s’il y a un programme régulier dans une semaine.

«J’espère que Dominic obtiendra l’autorisation. Je serais aussi content pour les amateurs, qui pourraient au moins renouer avec leur sport préféré sur le web en attendant.»

Un peu comme Maxime Plante l’avait dit la semaine dernière, Parent a indiqué qu’il serait prêt à faire un effort financier pour aider les promoteurs, qui ne pourront compter sur la vente de billets pour couvrir leurs frais.

«On ne fait pas ça pour l’argent, tout le monde le sait. Alors, si ça peut nous aider à avoir des courses, je suis partant.»

Le Maskoutain Paul Saint-Sauveur, qui était venu tester son nouveau moteur à gros bloc, était aussi heureux de renouer avec la piste de la rue Cowie.

«C’est un premier pas ce soir, a-t-il dit. J’espère qu’on réussira à se faire un semblant de saison. Par contre, une saison de courses coûte déjà très cher et l’idée de mettre la main dans mes poches pour aider les promoteurs ne m’enchante pas du tout.»

S’il entend présenter un programme régulier le week-end prochain, Dominic Lussier devra obtenir les autorisations nécessaires en tout début de semaine au plus tard.