« On vieillit tous. On a beau prendre soin de soi, la maladie prend parfois le dessus. Mais il ne faut pas se laisser abattre et il faut continuer à profiter de la vie », explique Laurent Valiquette.

Laurent Valiquette a toujours un œil sur le tournoi

Laurent Valiquette est le père du Challenger. Il a dirigé le comité organisateur du tournoi de 1995 à 2005. L’événement a certes continué à grandir à la suite de son départ, mais c’est lui qui l’a mis au monde et qui lui a donné des bases très solides et ses lettres de noblesse.

À 81 ans, l’homme continue à s’intéresser au tennis et au Challenger. Mais on le voit moins souvent qu’à l’habitude cette année. Car voyez-vous, il combat un cancer de la peau.

« J’ai été diagnostiqué et opéré au printemps et j’entame une longue série de traitements de radiothérapie lundi à Sherbrooke, explique-t-il. C’est une épreuve, mais j’ai confiance que je vais la surmonter. »

M. Valiquette a eu quelques ennuis de santé au cours des dernières années.

« On vieillit tous. On a beau prendre soin de soi, la maladie prend parfois le dessus. Mais il ne faut pas se laisser abattre et il faut continuer à profiter de la vie. »

Fierté
Puisqu’il doit se reposer par les temps qui courent, Laurent Valiquette a d’abord et avant tout suivi le Challenger par l’entremise de La Voix de l’Est cette semaine. Comme à l’époque où il dirigeait le tournoi, il donne son appui aux Canadiens.

« C’est l’fun de voir nos athlètes performer de si belle façon. Car il faut toujours se rappeler qu’un tournoi comme le nôtre a pour but de servir le développement des joueurs de chez nous. Quand je vois autant de Canadiens en quarts de finale, j’adore ça. »

Les femmes ne jouaient pas encore à Granby lorsqu’il a pris sa retraite du tennis. Et il est encouragé par les succès de la relève canadienne.

« Le calibre du volet féminin semble excellent cette année. La présence de Rebecca Marino a aussi apporté un petit quelque chose de plus. »

M. Valiquette le répète : il est fier de ce qu’est devenu le tournoi.

« Granby est une grande ville de tennis. Notre Challenger est le plus ancien au pays et la télévision nationale présente même le tournoi en direct pendant trois jours. Les Granbyens peuvent être fiers. »

Laurent Valiquette combat la maladie en même temps qu’Alain Faucher, l’actuel numéro un du Challenger, qui tient toutefois à demeurer discret sur le sujet. Il est particulier de voir ces deux grands du tennis à Granby, les deux seuls à avoir dirigé le tournoi, livrer bataille en même temps.

« Alain a pris ma relève de belle façon et je pense qu’il est bien entouré dans l’organisation du tournoi. Chacun vit les choses à sa façon, mais comme moi, il semble avancer avec confiance face à la maladie. Je lui envoie des ondes positives », conclut-il.