« On est bons partout et on a du leadership. On a ce qu’il faut pour viser haut. Mais il faut faire ce qu’on a à faire », explique Laurent Minville.

Laurent Minville veut faire une différence

Laurent Minville ne s’en cache pas : il aimerait véritablement faire une différence à la faveur des Inouk ce printemps. À 20 ans et à ses derniers milles dans les rangs juniors, il veut vivre des séries « mémorables ».

« Je suis assez satisfait de mon rendement en séries jusqu’ici, mais j’aimerais en faire encore plus, explique celui qui a amassé cinq points, dont deux buts, en huit matchs. Je veux produire en attaque, mais je veux aussi bloquer des tirs, effectuer de gros replis défensifs, être un plus dans toutes les facettes du jeu. Surtout en séries, ce sont les détails qui font souvent la différence entre la victoire et la défaite. »

Mais si on se fie à Patrice Bosch, Minville a fait ce qu’il avait à faire jusque-là. Il vantera sa préparation et son travail dans les deux sens de la patinoire.

« Pat me fait confiance, il m’utilise à toutes les sauces, et je l’apprécie. J’essaie de ne pas le décevoir. »

L’athlète de Shefford complète actuellement un trio en compagnie de Ludovyk Caron et d’Anthony Chicoine. Il aime jouer avec les deux bonshommes en question.

« C’est ni plus ni moins le troisième trio, mais ce sont des gars qui travaillent tellement fort que c’est l’fun de jouer avec eux. Ludovyk a de belles habiletés et Anthony a un cœur gros comme l’aréna. »

Et selon Minville, ça prendra encore du cœur, vendredi soir, face aux Forts de Chambly. Car selon lui, les joueurs de Jean-Daniel Saint-Martin sont encore bien vivants même s’ils tirent de l’arrière 2-0 dans la série et qu’ils viennent de subir une sévère correction de 9-0 à domicile.

« C’est une bonne équipe, avec des joueurs de talent. Le score a fait mal paraître les Forts l’autre soir, mais ils ont quand même été dans le match pendant un bon moment. Là, ils vont débarquer à Granby avec l’idée de ne pas retourner chez eux en arrière 3-0. Ils vont tout donner. Il va falloir être prêts et tout donner nous aussi. Non, ça ne sera pas facile… »

Reste que Minville voit plus loin que Chambly. Il veut tout gagner.

« On a une belle équipe et on a démontré tout au long de la saison qu’on est capables de relever les défis les uns après les autres même si, parfois, il nous manquait plein de bons joueurs. On est bons partout et on a du leadership. On a ce qu’il faut pour viser haut. Mais il faut faire ce qu’on a à faire. »

Quatre saisons ou trois?

Parce qu’il a raté tellement de matchs en 2016-2017 et surtout en 2017-2018 en raison de diverses blessures, on n’a pas l’impression que le séjour de Laurent Minville avec les Inouk a duré quatre ans. Et pourtant. Mais lorsqu’il parle de la présente campagne, il est heureux en pensant qu’il a sans cesse été en mesure de faire sa part.

« C’est certain que tous ces matchs ratés (la saison dernière, il en a disputé à peine 15) ont fini par me jouer dans la tête et que ça a probablement ralenti ma progression. C’est pas compliqué, j’ai manqué l’équivalent d’une année au complet. Mais là, je suis en santé et je veux tout faire pour aider mon équipe. Et c’est un bon feeling de savoir que cette fois, je peux aider. »

Minville veut profiter à ses 100% de ses derniers moments avec les Inouk. Au point où s’il avoue qu’il aimerait continuer à jouer au hockey la saison prochaine, il n’a pas commencé à évaluer sérieusement ses options.

« Les séries, ce sont de beaux moments et je veux les savourer vraiment comme il faut. »

BOSCH GARDE SES JOUEURS SUR LE QUI-VIVE

Les Inouk ont beau mener leur série 2-0 face aux Forts, ils ont beau avoir humilié Chambly à son domicile mardi, Patrice Bosch entend garder ses joueurs sur le qui-vive.

« Est-ce qu’il y a vraiment quelqu’un qui pense que cette série est finie à 2-0 ?, demande le vétéran entraîneur. Des équipes qui ont surmonté des déficits de 2-0 en séries par le passé, il y en a des tonnes, y compris les Inouk. On a un bout de chemin de fait, mais seulement un bout de chemin. Dans ma tête, on repart à zéro. »

Bosch n’a pas trop voulu s’avancer sur son alignement de vendredi soir. Il a cependant affirmé qu’il était loin d’être certain que Vincent Lampron effectue un retour au jeu et que Ludovyk Caron, aussi malade, représente un cas douteux.

Nicolas Nadeau a remplacé Lampron mardi et il a particulièrement bien fait les choses.