«Il y a longtemps, j’ai appris une chose : il faut savoir quand le temps est venu de s’impliquer et il faut savoir aussi quand le temps est venu de se retirer», explique Jocelyn Bélisle.

L’au revoir de Jocelyn Bélisle au Tournoi pee-wee de Waterloo

Jocelyn Bélisle regardait l’action du Tournoi pee-wee de Waterloo, vendredi après-midi, et il y avait un brin de nostalgie dans ses yeux.

L’avocat de 49 ans en est à ses derniers milles en tant que président du tournoi, dont la 46e édition prendra fin dimanche. Après avoir été président pendant sept ans et avoir été impliqué dans l’organisation pendant 10 ans, il a jugé que le temps était venu de laisser sa place.

« Il y a longtemps, j’ai appris une chose : il faut savoir quand le temps est venu de s’impliquer et il faut savoir aussi quand le temps est venu de se retirer, a expliqué ce père de quatre enfants. Je suis content et un peu triste en même temps, mais je suis très serein par rapport à ma décision. »

Bélisle, qui aura été un très bon président, quitte essentiellement parce qu’il a l’impression que le tournoi a besoin d’un vent nouveau.

« Je pense bien modestement que j’ai fait le tour de mes idées pour le tournoi. Vous savez, le tournoi me tient à cœur, mais il ne m’appartient pas, il appartient à la population de Waterloo. Et il va me survivre sans problèmes. »

Fils de Martin Bazinet, le directeur du tournoi, Marc-Antoine Bazinet est pressenti pour prendre la relève de Bélisle. Le jeune homme est dynamique, il peut tout faire au sein de l’organisation et il se présente bien.

« Il y a plein de personnes de qualité au sein de l’organisation, a repris le président sortant. Et c’est pourquoi le tournoi fonctionne bien. Le tournoi pee-wee, c’est important pour les gens de Waterloo. »

Du travail

À une époque où les tournois ont la vie dure, le Tournoi national de hockey pee-wee de Waterloo, probablement le deuxième plus important de sa catégorie dans la province après celui de Québec, est en santé. Waterloo demeure un incontournable pour les équipes de partout au Québec et même de l’extérieur, les bénévoles répondent toujours présents et le tournoi a le support de sa communauté.

« Reste que pour garder le tournoi là où il est, c’est du travail, a admis Jocelyn Bélisle. Évidemment, le plus gros de l’ouvrage se fait de septembre jusqu’à la fin janvier, mais j’ose dire que j’ai le tournoi en tête à tous les jours, y compris en plein mois de juillet. Il y a toujours quelque chose à faire. Et ce sont les détails qui font la différence. »

Solliciter les commanditaires, maintenir de bonnes relations avec la Ville et s’assurer qu’il ne manque pas de bénévoles, les superviser, et voir à ce que tout le monde soit heureux comptent parmi les responsabilités du président.

« Il faut rendre beaucoup plus de comptes qu’auparavant aux gens qui nous appuient. Et c’est normal. Aujourd’hui, plus personne ne donne de sous sans s’assurer que l’argent va à la bonne place. C’est normal, je le répète, mais il faut être prêt à y mettre les heures pour faire les choses de façon professionnelle. »

De la crédibilité

Jocelyn Bélisle, qui travaille avec son épouse Manon tout au long de l’événement, est d’avis que la venue de la classe AAA a apporté énormément de crédibilité au tournoi. Martin Bazinet était président et lui était directeur lorsqu’il a été confirmé que la crème du pee-wee s’amenait à Waterloo.

« Ça nous distingue, c’est clair, et c’est un de nos meilleurs coups à vie. Les gens savent que les meilleurs pee-wee passent par Waterloo et qu’ils auront droit à du bon hockey. »

Fier du travail accompli, Jocelyn Bélisle peut quitter la tête en paix.