Simon Larose est le président d'honneur du 22e Challenger de Granby.

Larose heureux de revenir au Challenger

Vingt ans après ses premiers coups de raquette au Challenger de Granby, Simon Larose s'associe à nouveau au tournoi, cette fois en tant que président d'honneur de la 22e édition.
Lorsqu'approchée par les organisateurs, l'ancienne coqueluche du tennis canadien n'a pas hésité bien longtemps. 
« Pour un Challenger, avoir 300 bénévoles, c'est du jamais-vu. Je ne vois pas ça en Allemagne, en France, ou en Australie. En Amérique du Sud, ils ont 3-4 personnes et c'est tout », a souligné mardi l'homme de 38 ans, en entrevue avec La Voix de l'Est.
Larose est le premier à reconnaître que ses performances à Granby n'ont rien d'extraordinaire. En huit participations, soit de 1997 à 2004, il a atteint le deuxième tour seulement trois fois. Et sa meilleure performance demeure une place en ronde des 16. 
N'empêche que, en raison de son charisme débordant, le joueur est rapidement devenu l'un des favoris de la foule. À sa façon, il a certainement contribué à faire croître le Challenger.
« Je ne m'étais jamais vraiment arrêté à ça. Mais peut-être bien. Je mettais beaucoup d'énergie dans mon jeu. Ce n'était pas seulement du renvoyage de balle. Et probablement que ça attire les gens », évoque-t-il. 
Directeur du Challenger de Granby, Eugène Lapierre s'est montré élogieux envers le nouveau président d'honneur. « C'est un des plus grands showmen que le tennis canadien a jamais connus », avance-t-il. 
Lapierre est notamment revenu sur le parcours de Larose en simple lors de l'édition 2003 de la Coupe Rogers. Le natif de Cap-de-la-Madeleine avait alors défait l'ex-numéro 1 mondial Gustavo Kuerten et José Acasuso, avant de s'incliner devant le légendaire André Agassi au troisième tour.
« Ça avait quand même été une belle run... », se remémore Lapierre. 
Vedettes montantes
Simon Larose a annoncé sa retraite en tant que joueur en 2005, peu après avoir écopé d'une suspension de deux ans liée à un contrôle positif à la cocaïne. 
Il oeuvre aujourd'hui comme entraîneur de l'équipe nationale féminine de tennis. Menées notamment par l'Ontarienne Bianca Andreescu, les Canadiennes ont récemment défait le Kazakhstan en rencontre de barrage du groupe mondial II de la Fed Cup. 
Un résultat qui tient de l'exploit, selon Larose. « Dans le groupe mondial, le top-16 des équipes, si on regarde les classements de toutes les joueuses, on est les dernières et de loin. (...) De réussir à gagner et se rendre jusque-là, c'est exceptionnel », souligne-t-il. 
Si tout se passe comme prévu, Andreescu et la Québécoise Françoise Abanda seront de la 22e édition du Challenger, tenue du 22 au 30 juillet prochain. 
L'organisation a également bon espoir d'attirer à nouveau les jeunes Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov, qui ont tous deux remporté des titres de Grand Chelem chez les juniors. Rappelons que Auger-Aliassime, alors âgé de 14 ans, avait conquis le public local dès sa première participation à Granby.
Meilleure bourse chez les dames
Parmi les nouveautés au Challenger cette année, notons que la bourse totale chez les dames passe de 50 000 $ à 60 000 $. Du côté masculin, la cagnotte demeure à 100 000 $.
« Ce n'est pas de la discrimination. C'est une question de calibrage de niveaux de jeu en fonction des différents tournois », assure le président et directeur général, Alain Faucher. 
Ce dernier estime d'ailleurs que les bourses ne constituent pas l'unique attrait du Challenger. « Quand les gens viennent chez nous, le (premier) commentaire, c'est d'abord l'accueil. Et ils disent : "on est dans un événement qui est un Challenger, mais on a l'impression d'être dans un grand tournoi." »