«J’ai vraiment l’impression d’avoir fait le tour du jardin en pro-stock et j’ai besoin d’un nouveau défi», explique François Adam, qui fera ses débuts en modifié vendredi soir à l’Autodrome Granby.

L’approche différente de François Adam

Même si depuis 25 ans, ou à peu près, il conduit toutes sortes de voitures de course, François Adam n’a jamais roulé en modifié. Mais voilà, ça va changer à compter de vendredi soir, alors que l’Autodrome Granby entreprendra sa nouvelle saison.

« J’ai vraiment l’impression d’avoir fait le tour du jardin en pro-stock et j’ai besoin d’un nouveau défi, j’ai besoin d’essayer autre chose, explique le pilote de Saint-Pie. Je sais bien que je ne gagnerai pas le championnat en modifié, mais je veux m’amuser, je veux vivre quelque chose de nouveau. À 51 ans et après toutes ces années, il faut absolument que le plaisir soit au rendez-vous. »

Adam, qui avait tenté sa chance en sportsman en 2016, est toujours allé aux courses pour gagner. Mais il ne se fait pas d’idées en vue de la prochaine saison.

« L’approche sera différente. Écoutez, je n’ai pas d’expérience en modifié, ce sont des voitures différentes et je n’ai pas un budget de fou en comparaison avec plusieurs. Les modifiés, c’est la catégorie des millionnaires, disent certains, c’est la catégorie des frais, comme j’aime dire moi. Mais il y a plein de bons gars, plein d’excellents pilotes, et j’ai hâte de courir avec eux. »

Adam, qui n’a jamais eu la langue dans sa poche, est un bon ami de David Hébert, qui lui refile des conseils en prévision de ses premiers pas en modifié.

« Quand il avait entre 13 et 21 ans, David était toujours avec moi. J’aime dire que c’est moi qui l’aie élevé au cours de cette période de sa vie. C’est une bonne personne et un grand champion. »

Adam ne dit toutefois pas non à quelques courses en pro-stock, classe à l’intérieur de laquelle il a connu beaucoup de succès.

« Par exemple, j’aimerais bien faire la course de M. pro-stock, une course que j’ai gagnée si souvent. On verra bien. »

Sa « gang »
Car malgré les rivalités, Adam affirme que les pilotes en pro-stock forment une grande famille et que ça restera toujours sa « gang ».

« Je suis encore au courant de tout ce qui se passe dans la catégorie. J’essaie encore de convaincre Normand Voghell de cesser de bouder son plaisir et de revenir. Et je suis content de voir Pierre-Olivier Breault, qui a brûlé la classe des sports compacts, faire le saut en pro-stock. »

Pour l’essentiel, Adam va courir à Granby cette saison, bien qu’il pense faire quelques courses à Saint-Marcel et à Drummondville. Il va encore conduire une voiture de Jean-Pierre « Junior » Labelle, de Terrebonne.

« Mon calendrier exact sera déterminé en fonction de mes résultats. Mais clairement, le plus gros de mes efforts sera concentré sur Granby. L’Autodrome, c’est ma piste préférée, c’est un bel endroit et on roule vite. C’est ma place. »

En parallèle, Adam entend aussi faire un retour sur asphalte, lui qui participera à quelques courses de la série québécoise LMS, l’ancienne ACT. Bref, il se prépare un gros été après avoir eu un gros hiver à travailler dans les mines de diamant de Stornoway, dans le Grand Nord du Québec.

« Ma santé m’a joué des tours dernièrement, je n’ai pas l’impression d’être au sommet de ma forme. Mais la saison de course s’en vient et ça me donne de l’énergie.