«On fait du hockey senior et je sais ce que ça prend pour gagner au hockey senior», indique Derrick Jacobs, qui a pris place derrière le banc des Maroons en tant qu’entraîneur adjoint il y a trois semaines.

L’apport de Derrick Jacobs aux Maroons

D’équipe en difficulté, les Maroons sont passés à rien de moins qu’à un des clubs les plus hot de la Ligue de hockey senior AAA du Québec.

À l’aréna Jacques-Chagnon, samedi soir, les Maroons (5-4-1) affronteront le Condor de Nicolet (5-6-1). Ils tenteront alors de remporter une cinquième victoire de suite.

Derrick Jacobs s’est joint à Miguel Fortin et à Olivier Laliberté derrière le banc de l’équipe il y a trois semaines. Et les Maroons sont trois en trois depuis. Selon Fortin, Jacobs apporte quelque chose d’important : du caractère, de l’attitude.

« On aura beau faire des farces avec ça, mais le mental toughness [ou la dureté du mental, comme dirait Bob dans Les Boys !], c’est important, affirme Jacobs. Moi, quand j’étais assis dans les gradins comme un simple partisan et que je voyais nos meilleurs joueurs se faire brasser sans que personne n’intervienne, j’étais pas capable ! »

Jacobs, de Sutton, venait d’assister au match opposant les Maroons au Bellemare de Louiseville, début novembre, quand il s’est fait demander par Fortin s’il n’avait pas envie d’effectuer un retour au jeu. Après avoir dit non, l’homme de 38 ans a ajouté qu’il croyait toutefois qu’il pourrait donner un coup de main en tant qu’entraîneur adjoint.

« Miguel en a ensuite parlé aux propriétaires de l’équipe et je me suis rapidement retrouvé derrière le banc. J’étais très content. C’est ma première expérience comme entraîneur au hockey, mais ça fait 10 ans que je coach ma fille au soccer. Anyway, je ne suis pas là pour faire des X et des O sur le tableau… »

Jacobs laisse le côté stratégique à Fortin et Laliberté. Lui, il est là pour autre chose.

« On fait du hockey senior et je sais ce que ça prend pour gagner au hockey senior. Vous savez, ce n’est pas l’équipe qui a les meilleurs toughs qui gagnent, c’est l’équipe qui est la plus tough. Tout est dans l’attitude. Et ça commence par une chose : quand on t’attaque, tu te défends. Quand un des gars sur la glace est dans le trouble, ce sont les cinq gars sur la patinoire qui sont dans le trouble. »

Dans la même veine, Jacobs est le motivateur en chef derrière le banc.

« De l’enthousiasme, j’en ai beaucoup. J’aime le hockey, j’aime les Maroons et j’ai du fun présentement. »

Jacobs portait l’uniforme des Maroons lorsqu’ils ont remporté le championnat des séries éliminatoires de la défunte Ligue des Cantons-de-l’Est en 2014-2015, soit sa dernière saison comme joueur. Il a disputé six saisons avec les Maroons, dont les deux premières alors que l’équipe évoluait dans l’également défunte Ligue Promutuel.

Il a aussi joué à Saint-Hyacinthe, Jonquière et Rivière-du-Loup dans la Ligue nord-américaine. Bien avant, il avait défendu les couleurs des défunts (décidément !) Huskies de Cowansville et Frontaliers de Coaticook dans la Ligue junior AAA. Dans le senior comme dans le junior, on le sait, il se battait.

Pour la petite histoire, il a récolté 308 minutes de pénalités en… 20 matchs avec les Maroons en 2005-2006.

Du talent en masse

Derrick Jacobs est convaincu que les Maroons ont tout ce qu’il faut pour aller loin cette saison.

« Y’a du talent rien qu’en masse au sein de l’équipe, tranche-t-il. Avec la bonne attitude, ça devient un club redoutable, qui peut battre n’importe qui. Quand Miguel parlait du fameux top 4 dans La Voix de l’Est, il ne parlait pas à travers son chapeau. On a l’équipe pour gagner une tonne de matchs ! »

Ça va déjà beaucoup mieux, en tout cas…