Le journaliste natif de Waterloo a commencé sa carrière à La Voix de l'Est en 1975 avant de faire le saut aux sportsen 1982.

L'ambassadeur Fern

Semaine émotive et éprouvante pour Fernand Bélanger. Non seulement a-t-il réalisé ses dernières entrevues et écrit ses derniers reportages en tant que journaliste, mais il a bossé durement ces derniers temps pour faire le ménage dans ses centaines de carnets de notes, ses milliers de documents, de photos et de textes accumulés depuis son entrée à La Voix de l'Est en septembre 1975.
Il part aujourd'hui en remettant aux patrons une liste exhaustive des athlètes à suivre, ceux à surveiller et des événements à couvrir. Pour les guider, il leur laisse une liste de contacts renfermant plus de 900 noms, numéros de téléphone, de cellulaire et des courriels.
Il est comme ça Fern, comme l'appelle amicalement la légion d'athlètes, d'entraîneurs et de bénévoles de la région: soucieux que leurs exploits et leurs efforts continuent d'être connus de tous après son départ. Il a joué auprès d'eux un rôle d'ambassadeur. «Il faut qu'on fasse connaître nos athlètes», m'explique-t-il. «Ça les encourage à continuer leur progression.»
En bon journaliste, il a bâti au fil des ans un impressionnant réseau de contacts et tissé d'étroits liens avec les athlètes, leurs parents et leurs entraîneurs, tout comme il l'a fait avec plusieurs bénévoles et officiels. «Le fun, c'est d'être avec le monde. Les gens se confient, ils sont au courant de choses qui vont intéresser nos lecteurs. Il faut être là avec eux, présent. C'est ce que j'ai toujours fait», dit-il.
Cette volonté d'aider les athlètes à aller au bout de leurs rêves a retenu l'attention des dirigeants du Fonds d'excellence en sport de la Ville de Granby. En 2007, ils l'invitent à siéger au comité. Il est appelé, en compagnie des autres membres du comité, à étudier des candidatures d'athlètes granbyens en vue de remettre des bourses. Une tâche qu'il assume avec joie.
Cordes à son arc
Peu de gens le savent, mais Fernand Bélanger a commencé sa carrière à La Voix de l'Est en tant que journaliste à l'actualité générale. Lorsque le directeur de l'information de l'époque Valère Audy l'embauche le 29 septembre 1975, il lui confie la couverture des affaires municipales à Farnham, Waterloo, Saint-Césaire, Acton Vale et Valcourt. Méchant contrat pour un jeune qui n'a pas d'automobile... Heureusement, le scribe est débrouillard. «Pour les assemblées de Farnham, je prenais l'autobus à 15h, 15h30. Je descendais à l'hôtel Montcalm, sur la rue Principale. Je soupais puis j'allais à l'assemblée. Je dormais à l'hôtel et revenais le matin au journal. Là, j'écrivais mes textes», se rappelle-t-il.
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