Cinquième lors du dernier programme, Pierre-Olivier Breault vise le titre de recrue de l’année en pro-stock.

L'adaptation de Pierre-Olivier Breault

Pierre-Olivier Breault a fait le saut en classe pro-stock après avoir dominé les sports compacts pendant deux ans. En fait, il avouera bien candidement qu’il n’avait pas vraiment le choix de graduer.

« Disons que j’avais un peu de pression, lance-t-il en souriant. Moi, honnêtement, j’étais très bien en 4 cylindres. Mais mes succès n’étaient apparemment pas très bons pour la classe… »

Breault, de Saint-Hyacinthe, a fait la pluie et le beau temps en 2016 et en 2017 chez les sports compacts à l’Autodrome Granby. Au cours de cette période, il a remporté deux championnats, a paradé dans le cercle des vainqueurs 16 fois et a récolté 19 top 5.

Mais voilà, il coûte plus cher, pas mal plus cher à part ça, d’aller aux courses en pro-stock. L’argent fait toujours partie de l’équation en sport automobile.

« J’ai été chanceux, parce que Dominic [Lussier, le promoteur] a acheté ma voiture, ce qui m’a permis de regarder pour un pro-stock. J’ai finalement acheté une voiture de Serge Lemonde [qui court toujours en pro-stock]. »

Évidemment, Breault est encore à l’étape de s’adapter à une nouvelle voiture et à une nouvelle classe. Et ce n’est pas toujours facile.

« Il n’y a rien de pareil, que ce soit dans la conduite ou dans la mécanique de la voiture. Évidemment, la compétition est plus forte aussi. Mais ça se passe quand même pas trop mal. C’est certain que je n’ai pas les mêmes objectifs que l’an dernier… »

Breault est cinquième au championnat après trois épreuves, 70 points derrière le meneur Bruno Cyr. Il n’a pas fini la première course, puis a terminé septième et cinquième.

« Je vise le titre de recrue de l’année et j’aimerais me retrouver sur le podium une couple de fois. J’ai confiance. »

Des étapes à franchir
Pierre-Olivier Breault ne s’en cache pas non plus : il aimerait se retrouver en modifié un jour.

« J’aimerais ça et mon père, mon plus grand fan, en rêve. Mais il y a des étapes à franchir avant. Et il y a l’argent aussi. C’est quelque chose qui se planifie soigneusement. On va commencer par apprendre à conduire un pro-stock d’abord… »

Les pro-stock seront d’ailleurs à l’honneur, vendredi soir à l’Autodrome, alors qu’une finale de 50 tours de la série DIRTcar est au programme. Les modifiés s’élanceront aussi pour 50 tours et les sportsman, pour 30.