Après un départ difficile en piste, Claude Brouillard a repris du poil de la bête.
Après un départ difficile en piste, Claude Brouillard a repris du poil de la bête.

La saison «pas comme les autres» de Claude Brouillard

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
À 64 ans, ce n’est pas la peur de la COVID-19 qui allait empêcher Claude Brouillard de participer à sa 43e saison en stock-car sur terre battue.

Tout de même, le pilote de Sorel-Tracy avouera qu’il s’agit d’une saison « spéciale et pas comme les autres ». Il a toujours autant de plaisir lorsqu’il se retrouve derrière le volant de son modifié, mais…

« Cette année, franchement, c’est autre chose, avoue-t-il. On n’a pas véritablement de routine, on ne sait jamais vraiment à l’avance quand et où on va courir, on est toujours sur le qui-vive. Ce n’est pas facile ni pour les pilotes, ni pour l’entourage ni même pour les commanditaires, qui ont beaucoup moins de visibilité. »

Brouillard avoue avoir parlé de la situation avec les Mario Clair et David Hébert. Paraît-il que les deux partagent les mêmes sentiments.

« Les gars voient ça de la même façon. Je ne sais pas si c’est différent pour les jeunes pilotes, mais pour nous, les vétérans, c’est ça. On est vraiment bousculés dans nos habitudes. »

Dans la même veine, Brouillard espère que son sport ne souffrira pas trop des conséquences de la pandémie à long terme.

« On regarde ça et on se pose des questions. Ça fait mal à tout le monde ce qui arrive présentement. C’est difficile de penser que ça ne fera pas mal à notre industrie à nous. »

Tout de même, le Silver Bullet le confirme : il sera de retour la saison prochaine.

« Moi, je veux continuer jusqu’à ce que j’aie 65 ans. Au moins jusqu’à 65 ans. Je ne rêve plus au championnat depuis un bout, mais j’ai encore du fun à faire ce que je fais. »

«On regarde ça et on se pose des questions. Ça fait mal à tout le monde ce qui arrive présentement. C’est difficile de penser que ça ne fera pas mal à notre industrie à nous», avoue Brouillard.

Et il court avec son gendre, l’excellent Martin Pelletier. Ce qui contribue à continuer à rendre ça agréable.

« On jase de courses, Martin et moi, mais il ne me demande pas vraiment de conseils. C’est un pro et il était vraiment prêt lorsqu’il a fait le saut en modifié après avoir brûlé la classe sportsman. Il a un talent fou et il n’a pas fini de vous impressionner. »

Brouillard est actuellement 12e au championnat des pilotes en modifié à l’Autodrome Granby. Les premières épreuves ont été difficiles, mais il a repris du poil de la bête depuis.

« Les deux premières semaines, ça a été terrible. On avait une nouvelle suspension et je n’avais pas beaucoup de plaisir. Là, ça va mieux, c’est pas mal plus l’fun. »

Pas de pilotes, pas de courses

Claude Brouillard est d’avis que le promoteur Dominic Lussier mérite des félicitations pour avoir présenté des programmes de courses à l’Autodrome contre vents et marées tout l’été. En même temps, il affirme qu’il n’avait peut-être pas le choix.

« Tu ne peux pas faire de courses si tu n’as pas de pilotes. Et Dominic est intelligent, il savait qu’il n’avait pas intérêt à laisser ses pilotes faire autre chose de leurs fins de semaine pendant l’été. Pas de pilotes, pas de courses, pas de courses, pas de business. Je le répète, Dominic est un homme brillant. »

Brouillard et les autres pilotes en modifié seront donc en piste samedi soir à l’Autodrome dans le cadre d’un programme qui, au départ, était prévu au RPM Speedway et qui a été déplacé à Granby afin de s’assurer que les règles établies par la santé publique puissent être respectées.