Félix Lauzon à son premier match dans l’uniforme des Grizzlies de l’Utah, de la Ligue de la Côte Est.

La nouvelle vie de Félix Lauzon

Après avoir connu une brillante carrière dans la LHJMQ, Félix Lauzon joue maintenant avec les grands. Cette semaine, il a disputé son premier match en carrière chez les professionnels, lui qui porte les couleurs des Grizzlies de l’Utah, de la Ligue de la Côte Est.

« Le jeu est plus rapide et les gars sont pas mal plus gros », a expliqué l’athlète de Roxton Pond depuis le Texas, là où les Grizzlies s’apprêtaient à affronter les Americans d’Allen, vendredi soir.

À son premier match, mercredi, Lauzon a été blanchi dans une victoire de 7-1 des Grizzlies devant le Thunder de Wichita à Salt Lake City. Il avait été mis de côté lors des deux premiers matchs de son équipe.

« C’est certain qu’il y a une période d’adaptation qui doit se faire, a-t-il repris. C’est du gros hockey et je ne suis pas habitué de jouer contre autant de gars de 6’4’’ et 6’5’’. Il y a moins d’espace sur la patinoire et je dois m’y faire. »

L’athlète de 5’8’’ et 186 livres a signé un contrat d’un an à deux volets avec l’organisation de l’Avalanche du Colorado au cours de l’été. À deux volets, dans ce cas-ci, ça veut dire avec les Eagles du Colorado, de la Ligue américaine, et avec les Grizzlies.

« Je suis chez les pros, c’était mon objectif en sortant du junior, et j’en suis fier. Mais il faut maintenant que je fasse ma place. C’est mon nouveau défi. »

Lauzon est le seul et unique Québécois au sein des Grizzlies. Mais il y a pire comme endroit que Salt Lake City comme premier arrêt chez les professionnels et aux États-Unis.

« Moi, j’adore faire de l’escalade en montagne et il n’y a que ça des montagnes ici, a-t-il lancé en riant. Le décor à Salt Lake City est absolument magnifique. »

Mais la vie de professionnel signifie également la fin de la vie en pension chez des gens qui traitent les joueurs aux p’tits oignons.

« Je vis en appartement avec un coéquipier et je fais mon lavage et ma bouffe moi-même. C’est un changement de vie, c’est clair. »

Se donner le temps

En 283 matchs dans la LHJMQ, à Victoriaville puis à Drummondville, Félix Lauzon a amassé 215 points, dont 83 buts. La saison dernière, avec les Voltigeurs, il a récolté 80 points et a mérité le trophée Guy-Carbonneau, remis au meilleur attaquant défensif du circuit.

« Ça a été de très belles années, mais je dois maintenant regarder en avant. Le hockey professionnel, c’est autre chose, mais il faut que je me donne le temps. J’ai un pied dedans et pour l’heure, c’est ça l’important. On ne sait jamais ce qui peut arriver à partir de là. »

Lauzon était venu bien près de dire oui aux gens des Stingers de Concordia, au hockey universitaire, au cours de l’été. Et il sait qu’il pourra toujours y revenir si jamais l’aventure ne tourne pas à son goût chez les pros.

« J’ai une option, c’est vrai. Mais présentement, je me concentre à faire ma place ici. C’est vraiment ça que je veux. »