«La Maurice Richard du tennis», dit François Godbout

Avant d'entreprendre une exceptionnelle carrière dans le monde de la magistrature, François Godbout a été un des meilleurs joueurs de tennis au Canada dans les années 1950 et 1960. Originaire de Waterloo, il a été notamment membre de l'équipe de Coupe Davis pendant six ans. Les commentaires de l'homme sont recherchés lorsque le tennis se retrouve à l'avant-scène de l'actualité.
Hier, Me Godbout a lancé des fleurs, voire le bouquet au grand complet, à Eugenie Bouchard et à Milos Raonic. Il a été très généreux. «Les deux ont tout ce qu'il faut pour réussir, ils ont tout ce qu'il faut pour gagner Wimbledon, a-t-il commencé par dire depuis sa résidence secondaire de Dunham. Vraiment, ils m'impressionnent. Et si vous m'aviez dit que le Canada aurait eu deux représentants en demi-finale à Wimbledon pendant que l'Australie, la France, l'Angleterre et les États-Unis, les quatre pays qui accueillent des tournois du Grand Chelem, sont blanchis, je vous aurais probablement traité de fou!»
François Godbout s'est d'abord attardé sur Bouchard.
«Elle a toutes les qualités. Mais sa plus grande, c'est son attitude, sa force de caractère. C'est pas compliqué, c'est la Maurice Richard du tennis. Sa détermination est incroyable. Ne vous demandez pas pourquoi elle gagne si souvent après être revenue de l'arrière!» D'un point de vue plus technique, le juge à la retraite apprécie la précision de Bouchard. Par contre, il aimerait qu'elle monte au filet plus souvent.
«Elle irait chercher plus de points encore si elle le faisait. J'imagine que son entraîneur va lui en parler...
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