«J’ai toujours couru avec les gars et je ne me suis jamais vu comme une femme-pilote, mais comme une pilote, point», explique Sabrina Blanchet.
«J’ai toujours couru avec les gars et je ne me suis jamais vu comme une femme-pilote, mais comme une pilote, point», explique Sabrina Blanchet.

La journée particulière de Sabrina Blanchet

Sabrina Blanchet a vécu une journée particulière vendredi. Déçue parce que toutes les épreuves de motoneige sur l’ovale du Circuit Yvon Duhamel ont été annulées, elle a néanmoins passé du bon temps puisque les gens de son équipe lui ont préparé une petite fête à l’occasion de son 24e anniversaire de naissance.

« C’est une drôle de journée, a dit l’athlète de Québec maintenant établie à Drummondville. C’était l’fun le petit party, mais c’est vraiment frustrant de ne pas avoir pu courir parce qu’on avait vraiment une très, très bonne machine. Mais bon, ça fait partie de la game et on va se reprendre… »

Blanchet est véritablement devenue une tête d’affiche à Valcourt. Encore plus à la suite des succès qu’elle a remportés au championnat du monde d’Eagle River, il y a quelques semaines, alors qu’elle est devenue la première femme à participer à une finale en Pro Champ (elle a fini neuvième) et qu’elle est devenue la première femme à ramener un top 10 lors des essais chronométrés. Elle a aussi obtenu quatre podiums en classe vintage.

« J’étais contente, mais moi, je ne travaille pas pour être la meilleure femme, je travaille pour battre les gars avec lesquels je cours. J’ai toujours couru avec les gars et je ne me suis jamais vu comme une femme-pilote, mais comme une pilote, point. »

Question de garder le rythme et de s’amuser, pour reprendre son expression, Blanchet court en STR et en lightning sprint en été. Elle est une habituée de l’Autodrome Granby.

« Mais le plus gros de mon budget va en motoneige. Ça reste le plus important. »

Plus de visibilité

Sabrina Blanchet a grandi en admirant les exploits de Jacques Villeneuve. Mais elle admet que la retraite de mononcle a fait en sorte que les athlètes comme elle ont maintenant davantage de visibilité.

« Jacques, ça a été un modèle pour nous tous, on est tous un peu là grâce à lui, mentionne-t-elle. Mais son départ fait en sorte que les amateurs et les médias s’intéressent davantage à des pilotes comme moi, Steven Marquis et cie. Je pense que lui-même est content de voir que la nouvelle génération commence à faire sa place. »