« C’était quelque chose. Des journées comme celle-là, pas trop souvent, mettons. Je commence à peine à m’en remettre ! », a raconté Dominic Lussier au sujet de la journée de lundi.

La journée folle de Dominic Lussier

Dominic Lussier affirme qu’il a vieilli d’un an en une journée, lundi.

Lussier a joué le tout pour le tout en début de semaine tandis que les voitures à gros bloc de la série Super DIRTcar étaient en ville. Alors que le temps était très incertain, il a pris le pari de tenir sa soirée de courses quand même… et il a gagné. Mais l’homme avoue qu’il a probablement vécu sa journée la plus difficile à vie, du moins la plus stressante, en tant que promoteur.

« C’était quelque chose, dit-il. Des journées comme celle-là, pas trop souvent, mettons. Je commence à peine à m’en remettre ! »

Tout au long de la journée, Lussier a dû répondre aux questions des amateurs, souvent des gens de l’extérieur de la région, qui voulaient savoir si oui ou non il y aurait des courses. Et à chaque fois qu’il leur disait qu’il y en aurait, il faisait une petite prière afin de ne pas se tromper.

« En début d’après-midi, nous étions trois personnes qui ne faisaient que ça, répondre aux appels, aux courriels et au message sur Facebook. Sur notre messagerie Facebook seulement, nous avons dû recevoir 500 messages. Ça n’arrêtait pas. C’était l’enfer ! »

Question d’écourter la soirée au cas où la pluie se mettrait de la partie, Lussier avait même prévu annuler les qualifications en sportsman et en pro-stock. Finalement, il n’a pas eu à mettre son plan à exécution.

« Vers 19 h, on a regardé les estrades, on a vu qu’il y avait une excellente foule et on a poussé un long soupir de soulagement. Il n’avait pas plu, Dieu merci… »

On avait estimé la foule à près de 5000 spectateurs. Finalement, ils étaient davantage près de 4000. Ce qui restait très bon dans les circonstances.

« On a certainement perdu au moins 1000 spectateurs en raison du temps incertain, mais on a eu une belle soirée de courses et les gens sont sortis de l’Autodrome heureux. Et moi aussi, j’étais heureux. »

Malgré les sueurs froides.

Onze en 12
Le programme de lundi était le 11e de la saison à l’Autodrome. Un seul a été annulé jusqu’ici. Tout un contraste avec 2017, alors que pas moins de huit soirées, dont cinq de suite au beau milieu de la saison, étaient tombées à l’eau.

« C’est le jour et la nuit, reprend Lussier. On a mangé notre pain noir et on a mérité notre bel été. Ça fait du bien. »

Après un début de saison plutôt ordinaire au niveau des assistances, les gens ont semblé retrouver le chemin de l’Autodrome. Et il reste de gros programmes à venir, comme le Défi-Vision et la visite des bolides de la série Empire Super Sprints. Sans compter que l’excellente course au championnat en modifié suscite l’intérêt.

« Le début de saison a été plus difficile pour un ensemble de raisons. Certains avaient perdu l’habitude de venir aux courses à la suite de l’épouvantable campagne de l’an passé, d’autres n’ont pas apprécié la nouvelle réglementation concernant la cigarette dans les gradins alors que la présentation de nos programmes sur le web nous a peut-être enlevé un peu de clientèle. Mais là, tout semble rentrer dans l’ordre. »

Vendredi soir, on couronnera M. Sportsman au terme d’une finale de 50 tours. Et ce sera également l’intronisation de feu Réal Ledoux au Mémorial de la terre battue.