David Godbout est à faire la transition entre dur à cuire sur la patinoire et administrateur d’une équipe de hockey.

La grande fébrilité de David Godbout

David Godbout est fébrile, très fébrile à part ça. Pas parce qu’il a un gros combat en vue sur la patinoire, mais parce que, en tant que nouveau président des Maroons, il veut que tout soit parfait en vue du match inaugural à domicile.

« C’est stressant, avoue Godbout. La nouvelle organisation veut plaire aux partisans et je sais qu’il y aura des choses à faire jusqu’à la dernière minute. Mais on travaille fort et je suis convaincu que les gens vont apprécier leur soirée. »

Les cérémonies d’avant-match seront à voir, paraît-il. Godbout attend au moins 700 spectateurs.

« Depuis que Christian [Roy], Jackie [Racine] et moi avons acheté l’équipe, je n’ai pas arrêté deux secondes. Y’avait beaucoup de choses à faire pour préparer l’équipe sur la glace et en dehors de la glace. Honnêtement, c’est beaucoup de travail, plus que je le pensais au départ. Mais c’est un beau défi. »

Godbout, 30 ans, entend continuer à jouer de temps en temps. Mais il ne fait pas de grosses promesses.

« Je me suis battu en match préparatoire à Windsor et ça a très mal été contre Martin Trempe. La présidence des Maroons m’occupe énormément et j’ai dû sacrifier l’entraînement parce que je n’avais simplement plus le temps de le faire. Et quand tu te bats, il faut que tu sois en forme, il faut que tu sois prêt. La priorité, présentement, ce sont mes tâches à la direction des Maroons. »

Godbout met beaucoup d’heures sur l’équipe. Mais il a aussi un job à temps plein et est jeune papa. Ça fait beaucoup.

« Mais les efforts vont donner de bons résultats. On a travaillé fort pour mettre sur la glace une équipe que les gens vont aimer. Présentement, on dit même non à des joueurs. Si un gars comme Maxime Guyon n’est pas là, c’est parce que j’ai toujours l’impression qu’il joue avec les Maroons en attendant autre chose. On veut des gars qui s’engagent, qui s’engagent vraiment. »