«Ce projet (de garde partagée) n’est pas réaliste, mais je veux qu’il se concrétise !», a lancé Bill «Spaceman» Lee.

La «garde partagée» ne fait pas l’unanimité parmi les anciens Expos

Le projet de « garde partagée » évoqué par le propriétaire des Rays de Tampa Bay, qui souhaiterait que l’équipe dispute une large part de ses matchs locaux à Montréal, ne fait pas l’unanimité auprès des anciens Expos sondés par La Voix de l’Est.

Depuis l’annonce faite en juin dernier, Stu Sternberg a du mal à préciser les contours de cette garde partagée, qui débuterait en 2024. Le baseball majeur a néanmoins permis aux Rays d’étudier cette avenue.

Le groupe mené par Stephen Bronfman, qui travaille pour le retour de la MLB à Montréal, s’est aussi dit prêt à discuter de différents scénarios.

Ayant vécu une situation similaire en 2003, alors que les Expos ont joué 22 parties « locales » du côté de Porto Rico, Brad Wilkerson émet de sérieuses réserves concernant le principe de garde partagée.

« Ce genre de situation est très compliqué pour les joueurs, ça demande beaucoup de planification et des sacrifices supplémentaires. Personnellement, je ne pourrais pas voter pour ce modèle. C’est très difficile sur les plans physique et psychologique », a-t-il témoigné.

Wilkerson estime néanmoins que le fait qu’on continue de parler d’un retour du baseball majeur à Montréal est une bonne chose en soi.

«Le début de la fin»

Pour sa part, Bill Lee a commenté le dossier avec toute l’originalité qui le caractérise.

« Ce projet n’est pas réaliste, mais je veux qu’il se concrétise ! », a lancé celui que l’on surnomme « Spaceman ».

« La région de Tampa est terrible. Il pleut toujours, c’est chaud et collant. Les Rays jouent dans un stade intérieur. À Montréal, l’équipe pourrait jouer à l’extérieur. Les joueurs doivent absolument voir le Québec, un coin merveilleux. »

Claude Raymond voit également la garde partagée d’un bon oeil.

« Évidemment, l’Association des joueurs doit approuver le projet. Mais si elle donne son feu vert, tant mieux », a-t-il affirmé.

« Ça me fait un peu penser à ce qui s’est passé avec Porto Rico. Ça avait été le début de la fin pour les Expos. Et si la garde partagée se réalise, ce sera le début de la fin pour les Rays. »