Dominic Lussier (à droite), son adjoint Charles-Oliver Lampron (au centre) et Jean-François Tessier, un de ses partenaires, ont hâte au premier feu vert de la saison.

La fierté de Dominic Lussier

Le printemps va finir par s’installer pour vrai. Et un jour, il y aura un été. Mais les caprices de Dame Nature n’enlèveront rien à l’enthousiasme de Dominic Lussier et de ses partenaires, qui célèbrent cette année leur 10e anniversaire en tant que propriétaires de l’Autodrome Granby.

« Quand tu t’embarques dans une aventure comme celle-là, tu ne sais jamais combien de temps ça va durer, même si tu espères que ça dure longtemps, explique Lussier. Honnêtement, on est fiers d’être encore là après toutes ces années. Et le plus beau, c’est qu’on a autant de fun qu’à nos débuts. »

On lève notre chapeau à Lussier ainsi qu’à Jean-François Tessier et Donald Fontaine, ses partenaires. Car l’univers du stock-car sur terre battue n’en est pas un particulièrement facile. Ils doivent faire avec la météo de même qu’avec une clientèle passionnée, mais exigeante, et avec des pilotes passionnés… et tout aussi exigeants. Les discussions viriles sont monnaie courante dans ce milieu.

« Mais la passion, cette passion qui nous consume, fait le charme de notre monde, reprend Lussier. Il n’y a personne qui vient aux courses autrement qu’avec le sourire. On aime ça, on adore ça… avec ce que ça veut dire parfois de moins agréable. »

Lussier affirme être heureux du travail accompli par son équipe et lui depuis qu’ils sont débarqués à Granby.

« On veut toujours en faire plus, on veut toujours aller plus loin. Mais en bout de ligne, on reçoit pas mal plus de félicitations que de bêtises par rapport à ce qu’on fait. J’ai reçu des appels de pilotes qui sont allés disputer leur première épreuve de la saison en gros bloc aux États-Unis et les gars m’ont tous dit : “Honnêtement, on est bien traités chez vous quand on compare”. Ça fait du bien et ça rassure quand on entend ça. »

Les premiers vroum-vroum de la saison à l’Autodrome se feront entendre vendredi prochain à l’occasion des pratiques, qui auront lieu en soirée cette année. Le coup d’envoi de la campagne sera donné une semaine plus tard, le 10 mai, avec le Kick-Off Challenge, qui offrira une bourse de 3000 $ au vainqueur de la finale chez les modifiés.

Série Rush Late Model

Dominic Lussier le répète souvent : il n’est pas facile d’attirer de nouvelles séries. Tout de même, il a réussi à s’entendre avec les dirigeants de la série américaine Rush Late Model, dont les pilotes s’arrêteront chez nous le 12 juillet.

« Ça fait longtemps qu’on veut amener cette série à l’Autodrome, admet Lussier. C’est une belle série, avec de belles voitures, et on pense que les gens vont apprécier. »

Les voitures à gros bloc de la série Super DIRTcar feront deux escales à Granby, soit le 23 juillet et le 6 septembre. Les bolides de la série Empire Super Sprints, eux, seront en ville le 31 mai et le 23 août. Le Défi-Vision aura lieu le 2 août.

Pour des raisons plus ou moins claires, Lussier a un brin pris ses distances avec la série DIRTcar. En fait, les seules épreuves de la série DIRT à être présentées à Granby, cette saison, seront celles des gros blocs.

« Nous maintenons nos relations avec DIRT, nous continuons à être sanctionnés DIRT, mais il y a plusieurs points sur lesquels nous n’avons pas réussi à nous entendre, notamment les calendriers. Ce n’est pas le début de la fin, je vois davantage ça comme un semblant de pause. »

Lussier, Tessier et Fontaine ont enfin l’impression de se sentir plus légers depuis qu’ils ont fini par avoir gain de cause devant les tribunaux au sujet du zonage du RPM Speedway. Ce qui leur a permis d’entreprendre d’importants travaux à la piste de Saint-Marcel.

« Cette histoire, ce sont de gros maux de tête et des moments d’angoisse que l’on met derrière nous », avoue Dominic Lussier.

Tout de même, il aura assurément quelques maux de tête au cours des prochains mois. Mais ça fait partie des courses, comme il dirait…