Selon notre chroniqueur, le DG du Canadien, Marc Bergevin devrait trouver les trois ou quatre prochaines années très longues.

La dernière chance de Bergevin

CHRONIQUE / Il y a tellement de choses à écrire au sujet du Canadien que je ne sais par où commencer. Mais c’est difficile de les écrire, car comme beaucoup de jeunes Québécois, j’ai été élevé en les adorant, en ne manquant pratiquement aucun de leurs matchs.

Cependant, le mal est fait et cela prendra beaucoup de temps avant de voir une équipe championne au Centre Bell.

Mais bon, allons-y… 

Premièrement, que ce soit en jasant tant avec des membres de son entourage immédiat (dont quelques-uns ont survécu à la purge de ce printemps) qu’avec certains de nos amis communs, on me dit que le DG du Canadien, Marc Bergevin, travaille fort. Très fort même. 

J’ai tendance à les croire, surtout lorsque je le vois avec les traits tirés au petit écran, la télé HD ne pouvant rien nous cacher. Ses nuits doivent être en effet assez courtes.

C’est en raison de cette capacité de travail qu’en 2012 il avait mérité ma confiance lorsqu’on avait procédé à son embauche. À l’époque, un homme de hockey qui a travaillé avec lui m’avait dit que le Canadien « venait d’en signer un vrai ».

Toutefois, il ne faut pas oublier que le hockey, comme bien d’autres, est un sport où il n’y a que le résultat qui compte.

Vous conviendrez avec moi que ceux du Canadien sont bien minces depuis au moins trois saisons.

Quand les anciens commencent à perdre la foi...

De façon générale (mis à part peut-être Guy Lafleur, qui s’est toujours fait un devoir de dire ce qu’il pensait), quand on demande à d’anciens porte-couleurs du CH leur opinion au sujet du club, ceux-ci projettent généralement l’image d’avoir un « devoir de réserve », un peu comme un politicien en marge de la république. Jamais au grand jamais ils n’oseront critiquer l’organisation pour laquelle ils ont sué corps et âme.

Cette année, c’est différent. 

Plusieurs d’entre eux ne se gênent guère pour décrier le fait que l’équipe ne va nulle part, qu’elle ne vise plus la coupe à chaque saison, qu’une simple participation aux séries est devenue le gage d’une bonne année. La preuve, les déclarations récentes de Jean-Guy Talbot et de Serge Savard alors qu’ils prenaient part tous deux au tournoi de golf des Anciens Canadiens. 

Talbot avait mentionné « que le Canadien essaie de remplir le monde et que les gens en ont assez » tandis que le « Sénateur » lui, avouait que l’année qui s’en venait allait être difficile tout en mentionnant qu’il ne pensait pas que l’équipe allait être supérieure à l’an dernier.  Et vous savez, ils ont parfaitement raison.

Personnellement, je crois que cette descente aux enfers s’est véritablement amorcée lors de la période de transactions d’il y a deux ans lorsque Bergevin, au lieu d’ajouter du talent à sa formation, a préféré faire l’acquisition de joueurs de rôle tels que Steve Ott, Andreas Martinsen, Dwight King ainsi que du défenseur Brandon Davidson. 

Moins de 18 mois plus tard, aucun de ces quatre joueurs n’évoluait toujours avec le Tricolore. 

Puis, au dernier repêchage, l’occasion était belle d’améliorer l’équipe alors qu’elle disposait d’une très grande banque de choix, notamment quatre lors de la seule deuxième ronde. On aurait facilement pu en sacrifier deux, peut-être trois, en retour de joueurs établis dans le circuit. 

Encore là, on a fait chou blanc.

Donc, à partir du moment où l’on est incapable de transiger ni de signer des joueurs autonomes d’impact (depuis le 1er juillet, c’est le calme plat à Montréal), il ne reste donc que la reconstruction comme scénario envisageable à Montréal. 

Mais le véritable problème, c’est que l’on demande à celui qui fut en grande partie responsable de la « déconstruction » de l’équipe, le recruteur-chef Trevor Timmins, d’être en charge de cette reconstruction quand on sait très bien que depuis 2010, mis à part quelques exceptions, les récoltes annuelles du CH en matière d’espoirs sont bien minces. 

À ce sujet, combien de joueurs du Rocket de Laval (club-école du Canadien dans la Ligue américaine) de l’an dernier perceront le grand club en octobre, malgré le fait que plusieurs postes seront disponibles, vous pensez ? 

Poser la question, c’est quelque peu y répondre… 

Si pour le DG du CH « attitude is everything » (l’attitude est tout ce qui importe), il devrait pourtant savoir que dans la LNH d’aujourd’hui, « the name of the game is scouting » (le recrutement fait foi de tout).

Comme le Canadien est loin d’exceller dans ce domaine, vouloir reconstruire l’équipe à partir de choix au repêchage est loin de représenter une certitude d’excellence d’ici quatre ou cinq ans.

Voilà la raison pour laquelle il ne fallait pas seulement faire le ménage au niveau du groupe d’entraîneurs ce printemps, mais continuer avec un « lavage à grande eau » en ce qui concerne le recrutement. 

Et je l’ai écrit maintes fois, cela devait commencer par le dépisteur-chef Trevor Timmins.

Car si à mon avis lui et son groupe sont en grande partie responsables des déboires actuels du Canadien — le talent manquant cruellement à l’équipe vous en conviendrez —, l’idée de prolonger leur séjour avec l’organisation relève pratiquement de l’inconscience. 

Que voulez-vous, Marc Bergevin semble toujours croire aux vendeurs de rêve et aux charmeurs de serpents… 

C’est ce qui, selon moi, va probablement lui coûter son poste dans les prochains mois.

J’espère me tromper, car ce gars-là, il y a sept ans, m’inspirait vraiment confiance…

En plus de connaître une saison 2018 du tonnerre, le professionnel Marc Hurtubise vous invite au 2e Pro-Am du Vieux-Village, qui sera disputé le 1er août prochain.

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Mis à part mon ami et patron Jean Striganuk, qui depuis deux ans occupe une place de choix dans cette chronique, je vous ai également parlé assez régulièrement d’un autre de mes bons amis, soit le professionnel en titre du Vieux Village, Marc Hurtubise.

Si la saison 2017 lui a permis de se faire connaître des différents golfeurs de la région, 2018 l’a amené jusqu’à maintenant à cumuler les succès sur les différents circuits.

Sachez qu’il a tout d’abord obtenu à la mi-juin une excellente 6e position au Tournoi des Maîtres du Circuit Canada Pro Tour, puis, quelques jours plus tard, il était défait en prolongation alors qu’il tentait de se qualifier pour le US Senior Open. 

Son excellente saison s’est également poursuivie il y a deux semaines, alors qu’il finissait dans le top 5 lors de l’Omnium Bâton Rouge, disputé en banlieue de Québec. 

Pas si mal pour un « senior » de 55 ans qui doit souvent se mesurer à des jeunes loups âgés de 22 à 30 ans…

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Toujours au sujet de Marc, celui-ci vous invite au 2e ProAm du Vieux-Village, qui se tiendra le mercredi 1er août prochain sur les allées de ce club de golf de Bromont.

Pour y avoir participé l’an dernier, je peux certifier que les golfeurs intéressés vont adorer leur expérience, eux qui auront la chance de côtoyer des « pros » de renom tels que Daniel Talbot, Marc Girouard, Dave Lévesque et cie.

Pour s’inscrire, on peut donc contacter mon ami Hurtubise au 514-726-2080 ou par courriel au m.hurtubise@yahoo.ca