Il y aura de l'action à Bromont les 28 et 29 janvier, alors que l'élite des coureurs de fat bike prendra part à deux jours de compétitions, promet le DG du CNCB, Nicolas Legault.

La crème du fat bike débarque à Bromont

Pour une seconde année, l'élite des coureurs de fat bike, ces vélos aux roues surdimensionnées, convergera à Bromont. Les épreuves se dérouleront les 28 et 29 janvier, au Centre national de cyclisme de Bromont puis sur les pistes de Bromont, montagne d'expériences.
L'événement de l'an dernier, également tenu sur deux jours, avait connu un franc succès, accueillant plus de 200 coureurs. Le directeur général du CNCB, Nicolas Legault compte poursuivre sur cette lancée pour la deuxième mouture. « Encore une fois, les gens peuvent s'attendre à des courses très spectaculaires », a-t-il indiqué en entrevue.
Or, le CNCB a délaissé le jeune circuit Mahikan Race, dont les épreuves se déroulent notamment sur le Vieux Continent puis au Québec, qu'il avait intégré en 2016. « Mahikan Race a été une très belle expérience pour nous et une belle vitrine, notamment avec la diffusion télé des courses. On a décidé de rester indépendants cette année. Ça nous convenait mieux, a dit Nicolas­ Legault. Notre événement a pour but de promouvoir le sport et d'offrir aux jeunes en développement de performer. Ça répond mieux à la mission du centre. »
La formule reste toutefois la même. L'épreuve principale se tiendra le 28 janvier à la montagne, sur la piste de boardercross, située dans le Versant du Lac accessible par le stationnement P5. Les essais libres auront lieu en matinée et le tournoi commencera en après-midi. Les adeptes de sports de glisse pourront à nouveau voir les athlètes dévaler la pente de 10 h à 16 h. Le parcours sera parsemé de virages, de sauts et d'obstacles. Une centaine de coureurs de partout au Québec sont attendus. De plus, les néophytes pourront se familiariser avec ces montures nouveau genre en enfourchant l'une d'elles au bas de la piste.
Les finales promettent d'être hautes en couleur, alors que quatre athlètes prendront le départ en même temps, comme en planche à neige. « Ça amène une touche spéciale et beaucoup d'action à la compétition. Les gens aiment ça et on l'a ramené cette année. »
Le lendemain se tiendra la traditionnelle Course de la marmotte sur le site du CNCB, rue Shefford­. Il s'agit d'un tracé en boucle de 3,7 kilomètres de type cross-country, qui sera le théâtre des championnats québécois dans cette discipline. Jeux gonflables pour les tout-petits puis ateliers de yoga et de cross-fit sont aussi au menu de cette journée familiale.
Vélodrome couvert
En parallèle à l'organisation de nombreux événements cyclistes, Nicolas Legault et ses partenaires font progresser le projet de vélodrome couvert. Un comité d'une quinzaine d'experts, notamment issus du monde financier, de l'ingénierie et du cyclisme de haut niveau, s'était réuni en novembre pour amener l'initiative de longue haleine à un autre niveau. Leurs principaux objectifs à court terme sont de mettre en place un plan de gestion et de communication. À ce chapitre, le groupe a embauché un gestionnaire de projet. L'échéancier, la mise à jour du plan d'affaires puis le choix des balises du mode de financement devraient être établis sous peu. « Le sommaire exécutif du projet devrait être prêt dans une semaine et demie, a précisé le DG du CNCB. On devrait être en mesure de déposer une demande [d'aide financière] au gouvernement au début février. » Celle-ci serait faite dans le cadre de la phase IV du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives. Rappelons que le gouvernement provincial a refusé en février la demande de subvention de 2,6 M $ de l'organisation.
En ce qui concerne le plan d'aménagement de l'éventuel vélodrome couvert à Bromont, Nicolas Legault a fait le plein d'idées en visitant il y a quelques jours ceux de Burnaby­, situé en banlieue de Vancouver et de Milton, en Ontario. On a notamment aménagé au coeur de l'ovale de ce dernier des surfaces où rivalisent les adeptes de tennis, de pickleball et de basketball, a mentionné Nicolas Legault. « J'ai eu beaucoup de feedback sur ce qui fonctionne et ce qui va moins bien dans les deux vélodromes. À Bromont, c'est évident que nous devrons miser sur la polyvalence de nos infrastructures en ayant une surface multisports pour avoir du succès. Un peu comme à Milton, mais à moins grande échelle. »