« J’ai de la misère à m’amuser quand je ne connais pas un certain succès. Qu’on le veuille ou non, on est dans un sport de performance. Mais là, oui, j’ai du fun! », explique Michaël Parent.

La confiance de Michaël Parent

À sa quatrième saison en modifié, Michaël Parent connaît un intéressant départ à l’Autodrome. Et bien qu’il n’y ait jamais qu’une seule raison qui explique les succès d’un pilote, le Granbyen dira que la confiance joue un rôle plus qu’important dans ses performances.

Après avoir remporté le programme d’ouverture, Parent s’est classé sixième et septième. Il était cinquième au 17e tour vendredi dernier lorsqu’il a été jugé responsable d’un accident qui a impliqué plusieurs voitures. Reparti de la toute dernière place, il a remonté le peloton et a failli finir dans le top 5. Ce soir-là, il a démontré qu’il était véritablement à prendre au sérieux cette année.

« M. Salvas (Steve, le directeur de courses) a jugé que l’accrochage était de ma faute et ça m’a déçu parce que j’avais vraiment l’impression qu’on avait la voiture pour gagner, explique Parent. Mais bon, ce n’est pas la fin du monde et on passe à autre chose, tout simplement. On va revenir plus fort la prochaine fois, c’est tout. »

Quand on discute avec Parent, on se rend compte très rapidement qu’on n’a plus affaire au jeune pilote qui manquait d’assurance à ses débuts en modifié. Aujourd’hui, il se sent enfin à sa place aux côtés des Hébert, Bernier, Bernard et cie.

« Je me sens de mieux en mieux, c’est vrai, confirme-t-il. On a beau jouer dans la mécanique, l’aspect mental a un gros impact sur les succès ou les insuccès d’un pilote. Aujourd’hui, je connais ma voiture, je connais les gars avec lesquels je cours et je me connais mieux comme pilote aussi. L’expérience, c’est fou ce que ça fait. Mettez tout ça ensemble et ça donne de bons résultats dans mon cas. »

Bien sûr, il travaille fort dans le garage aussi.

« On a une bonne équipe et on a du plaisir. Au cours de l’hiver, on n’a pas cherché à refaire la voiture, on a juste travaillé à trouver les bons ajustements. J’ai fini cinquième au classement à Granby la saison dernière, on ne partait pas de si loin non plus... »

Et les résultats des premières semaines de la saison font en sorte que Parent, pour la première fois depuis qu’il court en modifié, pense qu’il a peut-être une chance de mettre la main sur le championnat.

« Ça se passe bien, la voiture est bonne et la confiance est vraiment là. N’empêche que la compétition est très forte. On va continuer à travailler fort... »

Du plaisir
Avec les succès vient aussi le plaisir, dit Michaël Parent, 28 ans, qui a mis du temps avant de véritablement « triper » à bord de son modifié.

« J’ai de la misère à m’amuser quand je ne connais pas un certain succès, avoue-t-il. Qu’on le veuille ou non, on est dans un sport de performance. Mais là, oui, j’ai du fun ! »

Et il a eu beaucoup de fun lorsqu’il a remporté sa première victoire à vie en modifié il y a trois semaines. D’autant plus que c’était chez lui, à Granby.

« Honnêtement, je n’aurais jamais pensé que cette première victoire viendrait ici. C’est une piste tellement rapide, une piste difficile, où il faut toujours être à son meilleur pour avoir du succès. Je n’ai rien contre les autres endroits, mais à Granby, tu vois vraiment la différence entre les bonnes équipes et les autres. »

Vendredi soir, ce sera la première des deux visites annuelles des spectaculaires bolides de la série Empire Super Sprints. Mais ne comptez pas sur Parent pour renouer avec ses anciennes amours.

« Faire une course comme ça, pour le fun, ça ne m’intéresse pas. Je vais aller voir les gars, ils vont probablement venir à la maison, mais je n’embarquerai pas dans une voiture. »

Si vous doutiez encore que sa place, sa vraie place, est maintenant en modifié...