De retour dans l’uniforme granbyen, le voltigeur Nicolas Tremblay fait déjà sentir sa présence.

La comète Tremblay de retour à Granby

Le retour de Nicolas Tremblay dans l’entourage des Guerriers junior élite s’est fait sans tambour ni trompette la semaine dernière. N’empêche que le rapide voltigeur fait déjà sentir sa présence au sein de l’alignement granbyen.

Après quatre matchs, Tremblay a déjà volé 8 buts, frappé 7 coups sûrs et marqué 11 points. Plutôt impressionnant comme départ !

« Après une saison difficile l’an dernier, j’ai évité de me mettre trop de pression en arrivant à Granby. Jusqu’à maintenant, c’est vrai que les choses vont bien de mon côté », a commenté le résident de Mont-Saint-Hilaire en entrevue avec La Voix de l’Est.

Tremblay ne maintiendra probablement pas une moyenne au bâton de ,500, mais il devrait donner un sérieux coup de pouce aux Guerriers, qui dominent actuellement le classement la LBJEQ avec une fiche de 24 victoires et 7 défaites.

« Ma vitesse a toujours été mon principal atout. Je suis à l’aise comme premier frappeur, parce que je peux d’atteindre les sentiers régulièrement. J’ai aussi un bon bras au champ extérieur », a indiqué l’athlète de 18 ans.

Les dirigeants granbyens semblent d’ailleurs le tenir en très haute estime. Après son court séjour avec les Guerriers lors des séries 2018, le directeur général Mathieux Rochefort s’est assuré de conserver les droits de Nicolas Tremblay l’automne dernier.

Conscient que les périodes de disponibilité du voltigeur sont restreintes, Rochefort avait alors expliqué qu’il « ne voulait pas laisser passer un gars avec autant de talent ».

Tremblay a cependant encaissé un coup dur le printemps dernier, alors qu’il a été libéré par l’équipe canadienne des 18 ans et moins.

L’Hilairemontais a ensuite pris le chemin de l’Alberta, où il évoluait avec les Dawgs d’Okotoks, une équipe de niveau high school.

« C’est un des bons programmes de baseball au Canada, que je comparerais à l’ABC au Québec. Je sens que je me suis beaucoup amélioré dans l’Ouest. Mais je m’ennuyais de ma famille, j’avais envie de rentrer à la maison », a-t-il raconté.

Petit bémol : le second passage du numéro 30 à Granby sera aussi éphémère. Comme plusieurs autres joueurs québécois, Tremblay quittera vers les États-Unis (le Crowder College, au Missouri, dans son cas) à la mi-août, soit avant le début des séries dans la LBJEQ.

« J’ai aussi reçu des offres venant d’universités américaines, mais je ne sentais pas que j’étais prêt, que j’avais une chance d’être partant là-bas. Je vais donc poursuivre ma progression dans un collège avant de passer au niveau supérieur. » « Mon grand objectif serait d’être repêché (par un club du baseball majeur) dans quelques années. »

Une ambiance « incroyable »

Mais d’ici là, Nicolas Tremblay compte rendre de fiers services à une formation qui rêve ouvertement aux grands honneurs.

« L’ambiance est incroyable autour de l’équipe présentement », a-t-il confirmé. « L’été dernier, j’ai aidé les Guerriers à gagner la première série de leur histoire. Je sentais déjà qu’ils avaient franchi un cap, qu’ils seraient solides en 2019. »

En bonne position pour représenter le Québec au championnat canadien junior, les Guerriers affronteront les Cardinals de LaSalle mardi soir au stade Napoléon-Fontaine. Le gérant Denis Lamontagne n’avait pas encore arrêté son choix lundi après-midi, mais Samuel Robichaud pourrait obtenir le départ pour les locaux.

UN SOLIDE CONTINGENT DE LA RIVE-SUD

Récemment revenu chez les Guerriers, Nicolas Tremblay s’est ajouté à un imposant contingent de joueurs provenant de la Rive-Sud de Montréal. Il évolue notamment aux côtés de Dave Gauthier et Alexandre Lapointe, aussi originaires de Mont-Saint-Hilaire, ainsi que Simon Després, de Belœil. 

« J’ai joué avec Lapointe dans ma jeunesse, avant de croiser Després avec l’ABC », a raconté Tremblay. 

« Je connais aussi (Isaac) Mailhot-Bérard depuis que je suis tout petit. C’est un excellent joueur, donc il m’a souvent donné des conseils pour améliorer certains éléments. Je suis bien content de le retrouver. »

Le gérant Denis Lamontagne a souvent paré du climat positif qui règne dans l’abri granbyen cette saison. Plusieurs porte-couleurs des Guerriers se côtoient d’ailleurs à l’extérieur du terrain. 

« La chimie est évidente, a confirmé Tremblay. Je crois vraiment que ça aide à remporter des victoires. »