Félix Murray à la suite de sa première victoire à l'Autodrome Granby.

La belle progression de Félix Murray

À sa troisième saison à temps plein en classe sportsman, Félix Murray en impressionne plus. Et alors qu'on couronnera les champions des différentes catégories de l'Autodrome vendredi, le Granbyen rêve au titre.
« C'est encore possible, même si ça ne sera pas facile, affirme Murray, qui est troisième au classement et qui accuse un retard de 22 points sur Martin Pelletier et de 17 sur Dany Gagné. Mais moi, j'y crois. »
Murray était au sommet du classement à la suite des qualifications la semaine passée, mais sa 11e place en finale lui a fait très mal. En plus, c'est Pelletier qui l'a emporté.
« Ça me prendrait une victoire, du moins une bonne performance, et il faudrait que Martin et Dany aient une soirée difficile. Vous le savez, tout peut arriver aux courses. Moi, en tout cas, je vais y aller pour le coup de circuit, je vais y aller all in ! »
Qu'importe ce qui arrivera vendredi, on retiendra que Murray a progressé de belle façon en 2017. Rappelons qu'il avait terminé 11e au classement l'an dernier.
« Il y a des choses qui ont changé cette saison, souligne-t-il. D'abord, on a acheté l'ancienne voiture de François Bernier, on a obtenu le soutien de nouveaux commanditaires et j'ai changé quelques trucs à ma façon de piloter. J'ai regardé beaucoup de vidéos, j'ai étudié comme on fait à l'école. Tout ça a rapporté. »
Ça a rapporté au point où il chauffe maintenant les meilleurs pilotes en sportsman. S'il n'est pas couronné vendredi, il sera assurément un des pilotes qui seront considérés comme favoris l'an prochain.
« Il y a l'expérience qui entre en ligne de compte aussi. Même quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, j'ai l'impression d'être un meilleur pilote à la fin de chacun des programmes. L'expérience, ça ne s'achète pas, qu'ils disent... »
À 22 ans, Murray affirme qu'il ne rêve pas d'un volant en modifié. Il veut continuer à faire ses classes en sportsman avant de graduer.
« Quand je vais monter, je vais le faire en sachant que je suis capable de gagner et que j'ai le budget nécessaire pour compétitionner. En ce sens, Mathieu Desjardins est mon modèle. Il était prêt quand il a gradué. »
Mario Clair, son mentor
Mais le mentor de Murray, c'est Mario Clair. Il travaille d'ailleurs pour la famille à Saint-Germain-de-Grantham.
« Mario me refile un paquet de conseils, il m'aide beaucoup dans ma préparation. C'est un vieux pro, il a tout vu, tout vécu. Je lui dois beaucoup. »
Murray, qui est le fils de Pat Murray, l'ancien joueur de hockey, explique enfin qu'il réalise un rêve chaque fois qu'il monte dans sa voiture.
« Je vais aux courses depuis très longtemps. C'est mon sport, c'est ma passion. Je suis au comble du bonheur quand je suis derrière le volant. »
Et la passion reste la plus belle qualité que l'on peut avoir dans ce milieu.