«Le baseball m’a fait vivre des moments extraordinaires. Quand je regarde mon parcours, je me dis que ça vaut la peine de rêver», explique Marc Griffin.

La belle histoire de Marc Griffin

Marc Griffin estime qu’il est un homme privilégié. Et il a eu envie de raconter son histoire, sa belle histoire.

Griffin analyse le baseball au Réseau des sports (RDS) depuis des années. À vrai dire, ça fait 25 ans qu’il nous parle de baseball dans les médias, lui qui a aussi travaillé avec Jacques Doucet à la radio des Expos. Mais avant de parler de baseball, il a joué la game dans l’organisation des Dodgers et celle de Montréal.

« Le baseball m’a fait vivre des moments extraordinaires, lance Griffin à l’autre bout du fil. Quand je regarde mon parcours en tant que joueur, je me dis que ça vaut la peine de rêver. J’ai rêvé, j’ai rêvé fort et je suis allé au bout de mon rêve. Et c’est le message que je veux envoyer aux jeunes : ne vous gênez jamais pour rêver ! »

L’ancien voltigeur a pensé à ses fils Henri, Léo et Edmond en écrivant Griffin 26, son autobiographie. À ses fils, aux jeunes en général et à tous ces amateurs de baseball qui ne se lassent jamais de lire sur leur sport préféré.

L’ancien voltigeur Marc Griffin a pensé à ses fils Henri, Léo et Edmond en écrivant Griffin 26, son autobiographie.

Griffin a évolué chez les professionnels de 1989 à 1994 après avoir connu une carrière junior exceptionnelle avec les Patriotes de Sainte-Foy. Il a joué jusqu’au niveau AA, mais il a aussi disputé des matchs préparatoires dans l’uniforme des Dodgers et des Expos.

Il se rappelle encore comme si c’était hier de ce match où il avait frappé trois coups sûrs, au printemps de 1989, avec les Dodgers. Puis, de cette rencontre de 1992 opposant les Expos aux Blue Jays, au Stade olympique, alors qu’il avait été appelé à frapper à la place de Gary Carter.

« J’avais les jambes tellement molles… », se souvient-il.

Griffin est fier de son parcours. Mais il est aussi fier d’avoir lui-même écrit le bouquin. Car très rares sont les athlètes qui écrivent eux-mêmes leur histoire. Et on lui dit effectivement bravo.

Mais qu’on se le tienne pour dit, Griffin ne règle pas de comptes et ne soulève pas de controverses dans son livre. C’est simplement son histoire, sa belle histoire.

À Granby

Marc Griffin avait l’air heureux lorsqu’il a reçu l’appel du journaliste de La Voix de l’Est. Car à la suite de sa carrière chez les pros, il a vécu un temps à Granby, d’où il semble garder de bons souvenirs.

« Ma conjointe de l’époque, une avocate, a travaillé pendant un peu moins d’un an chez vous, raconte-t-il. J’ai eu du plaisir à Granby et je sais que c’est une bonne ville de baseball. »

Montréal, elle, redeviendra manifestement une ville des ligues majeures de baseball avant longtemps. Et Griffin a confiance dans le succès du projet.

« On va finir par avoir une équipe et tout est là afin que ça fonctionne bien. On a de bons propriétaires, le système de partage des revenus permettra à Montréal de rivaliser avec les grands marchés et on aura enfin un stade digne de ce nom. Je suis très, très positif. »

Le jour venu, on peut penser que Marc Griffin analysera les matchs de l’équipe à la télé ou à la radio. Mais voilà, l’homme de 50 ans confie qu’il ne dirait pas non à un poste au sein même de l’équipe…

« On verra. Mais je veux continuer longtemps à faire du baseball, c’est sûr. »

Son rêve, il le vit encore.