Les Élites ont célébré comme il se doit leur triomphe en finale de la Ligue des Cantons-de-l'Est.

La belle fierté des Élites

Directeur du Mont-Sacré-Cœur, Claude Lacroix se souvient de la scène comme si c’était hier.

«C’était il y a six ans, rappelle-t-il. Trois élèves sont rentrés dans mon bureau en me disant : “On veut jouer au football! Ça prend du football au collège!” J’ai répliqué : “C’est bien beau le football, mais ça coûte cher.” Une semaine plus tard, les élèves en question, avec l’aide de leurs parents, avaient amassé 15 000 $.»

Et c’est ainsi que la grande aventure du football a commencé au Mont-Sacré-Cœur. Et vendredi soir, alors que les Élites célébraient leur triomphe en finale de la Ligue des Cantons-de-l’Est après avoir disposé des Sénateurs du collège Saint-Bernard de Drummondville, Claude Lacroix se félicitait d’avoir ouvert la porte au ballon ovale dans son école.

«C’est cliché, mais le seul mot qui me vient en tête pour expliquer ce que je ressens, c’est fierté. Il y a des gens qui ont travaillé très dur au fil des ans pour nous permettre de vivre ce que l’on vit ce soir. Je pense bien sûr à Benoit Penelle, qui a parti le programme, à Claude Lessard aussi, mais également à d’autres personnes plus dans l'ombre. Je leur dis bravo, je nous dis bravo.»

Lacroix affirme que le match de finale des Élites était LE sujet de conversation dans les couloirs du Mont-Sacré-Cœur vendredi.

«Le sport, qu’on le veuille ou non, c’est rassembleur. Il y a d'ailleurs de nombreux élèves du collège qui ont assisté au match. Et ce sera encore le principal sujet de conversation à l’école au début de la semaine, je le sais.»

Les trois fils de Lacroix, soit Antoine, Alexandre et Philippe, ont porté les couleurs des Élites du football.

«J’ai appris à aimer le football grâce à nos équipes (les Élites sont aussi représentés au niveau cadet). Avant, je n’y connaissais absolument rien. Aujourd’hui, je me surprends même à regarder des matchs des pros à la télé…»

Sans nommer de noms, le directeur a parlé de deux jeunes qui ont été couronnés champions vendredi soir et que le football a sauvé d’un décrochage probable.

«Il y en a un qui était isolé, qui n’avait pas d’amis et qui marchait toujours la tête basse. Aujourd’hui, il a de l’assurance et il marche la tête haute. Le football a été très, très bon pour lui.»

Oui, Claude Lacroix était fier l’autre soir. Ça se voyait, ça se sentait.

«Et vous savez quoi? Je n’ai jamais regretté d’avoir dit oui à ces trois élèves qui sont rentrés un jour dans mon bureau pour avoir du football. Jamais.»

On n'en doute même pas.