Le directeur général de l’International Bromont, Roger Deslauriers (à gauche), en compagnie du maire de Bromont, Louis Villeneuve, et du conseiller stratégique de l’événement, François Dumontier.

La 44e édition de l'International Bromont est lancée

Pas moins de 800 cavaliers provenant des quatre coins du globe et leurs montures fouleront les installations du Parc équestre olympique pour la 44e mouture de l’International Bromont. Au total, plus de 40 000 personnes sont attendues sur le site jusqu’au 4 août prochain.

Les premières épreuves ont été présentées mercredi. Des cavaliers originaires de huit pays - dont les Philippines, l’Irlande, la Colombie, le Mexique, les États-Unis et bien sûr le Canada - sont inscrits pour cet événement reconnu par la Fédération équestre internationale (FEI).

« Ça donne une saveur internationale, ce qui est le but de l’opération », souligne le directeur général de l’International Bromont, Roger Deslauriers.

Certains des cavaliers en lice sont de calibre olympique, d’autres sont de jeunes espoirs du monde équestre. Néanmoins, la santé de ce sport repose sur le développement des deux groupes, estime M. Deslauriers.

L’International Bromont peut se targuer d’être l’unique concours offrant des épreuves de saut d’obstacles sanctionnées par la FEI au Québec.

Au total, 550 000 $ en bourses seront remis aux compétiteurs. Plus les bourses sont importantes, plus les récipiendaires amassent des points, ce qui permet de rendre l’événement attirant sur deux fronts, fait valoir Roger Deslauriers.

Le public pourra aussi assister au populaire défi canin équin et à un spectacle de Grafella, le cheval dansant. Des activités pour toute la famille seront aussi proposées : jeux gonflables, tour de poney et mini-ferme où il sera possible de flatter moutons, chèvres, lapins et oiseaux de basse-cour.

En 2018, 38 000 personnes ont visité le parc du chemin de Gaspé. Cette année, l’organisation prévoit que l’achalandage se situera entre 40 000 et 50 000 personnes puisque davantage de publicité a été faite pour informer le grand public.

« Je me suis gardé un privilège : quand les gens appellent pour avoir des informations, c’est moi qui leur réponds, dit Roger Deslauriers. Je dois avoir au moins 25 téléphones par jour de personnes qui ont entendu ou vu notre publicité. »

Améliorations

Le Wi-Fi est dorénavant accessible partout sur le site, ce qui était plus complexe auparavant en raison de la superficie du terrain et des montagnes avoisinantes, affirme le directeur général.

D’autres ajustements ont été effectués pour améliorer l’expérience des cavaliers afin qu’ils désirent revenir année après année. L’organisation veillera à ce que les compétitions se terminent toujours entre 17 h et 18 h, afin qu’ils puissent jouir des attraits touristiques de la région.

« C’est rare un terrain de compétition comme on a ici, aussi près d’une ville. Très souvent, les cavaliers doivent rouler près d’une heure après leur journée pour revenir à l’hôtel », affirme M. Deslauriers.

« Avec les années, nous avons aussi beaucoup amélioré le parc. On a fait faire de nouvelles pistes en 2016, parce que comme pour le tennis, le golf ou la Formule 1, la qualité du sol est importante. Si tu n’as pas un bon sol, les cavaliers ne viendront pas parce que les cheveux sont très dispendieux. »

De précieux conseils

L’organisation de l’International Bromont bénéficie d’ailleurs des conseils de François Dumontier, promoteur du Grand Prix de Montréal.

« À la base, c’est mon fils qui fait de l’équitation, précise M. Dumontier. Il venait déjà à Bromont et c’est comme ça que j’ai découvert le site. J’ai vu plusieurs sites d’équitation au Québec et c’est probablement ici qu’on retrouve le plus beau. »

« C’est déjà un bon événement, on va essayer de le rehausser et d’amener l’expérience qu’on a au Grand Prix de F1 », ajoute le conseiller stratégique.

Il note plusieurs parallèles entre la course automobile et la compétition équestre, notamment au niveau de la clientèle et de la prestance du sport. « Mon but ultime est de démocratiser ce sport pour que le grand public puisse l’apprécier et venir le voir. »

Notons que l’International Bromont bénéficie du soutien financier de Québec. Les ministères du Tourisme et de l’Éducation ont respectivement offert des contributions de 94 000 $ et de 90 000 $, pour un total de 184 000 $.