Le défenseur Kevin Spinozzi aurait pu aider la cause du Rocket de Laval. Mais l’offre n’est jamais venue…

Kevin Spinozzi signe en Italie !

CHRONIQUE / Nouvelle de dernière heure : le défenseur granbyen Kevin Spinozzi vient de parapher une entente avec la formation de Bolzano évoluant dans la ligue élite d’Italie.

Après avoir passé les deux dernières saisons dans l’organisation des Penguins de Pittsburgh, faisant notamment la navette entre leurs club-écoles de Wheeling (East Coast Hockey League) et de Wilkes-Barre (Ligue américaine), il semble bien que le fils de l’homme de hockey bien connu Frank Spinozzi en ait eu assez du hockey nord-américain.

Malgré deux très bonnes saisons, dont la dernière au cours de laquelle il a cumulé près d’un point par match avec Wheeling et où il figurait parmi les meilleurs défenseurs de son circuit, on peut comprendre que le jeune Spinozzi, 23 ans, se retrouvait à la croisée des chemins. Soit il obtenait un contrat lui assurant de passer toute la prochaine année dans la AHL, soit il lorgnait les équipes du Vieux Continent.

Comme il le mentionnait lors d’une récente entrevue sur un blogue de hockey européen, « Quand j’étais jeune, j’ai déjà participé à plusieurs camps d’entraînement, que ce soit en France, en Suisse, en Finlande ou en Suède. Durant cette période, j’avais déjà exprimé le désir de jouer un jour en Europe. D’ailleurs, je me sens vraiment confortable sur une grande glace, étant un défenseur qui joue bien dans les trois zones, tout en ayant un certain potentiel offensif. »

« L’été dernier, j’ai rencontré Angelo Miceli (un ancien des Tigres de Victoriaville qui évolue lui aussi en Italie). Il ne m’avait dit que du bien sur l’équipe de Bolzano et de son organisation ».

N’empêche que le Canadien vient de manquer une autre belle occasion d’enrégimenter un porte-couleur québécois, surtout lorsque l’on sait que les défenseurs au gabarit imposant ne sont pas légion, du moins en ce qui a trait à ceux de son club-école du Rocket de Laval.  

D’ailleurs, souvenons-nous que dans une de mes chroniques hivernales, j’avais publié cette confidence d’un ancien confrère recruteur professionnel, rencontré lors d’un match à Wilkes-Barre où je faisais escale en route vers la Floride: « Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le jeune Spinozzi pourrait faire partie d’un top 5 s’il évoluait, par exemple, avec le Rocket de
Laval.  Mon travail étant de couvrir la Conférence de l’Est de la LNH, la division Atlantique, la division Nord de la Ligue américaine et la East Coast, je peux dire que je l’ai vu jouer à quelques reprises, disait-il. N’oublions pas que le p’tit gars mesure 6 pieds 3 pouces et pèse environ 215 livres. Il joue assez physique et avant son rappel dans la Ligue américaine, il avait cumulé presque un point par match avec Wheeling. Ce sont des éléments qui militent en sa faveur. » 

« Ici, on voit bien que le coach (Clark Donatelli) tente de lui faire de la place, mais il a les mains liées en raison du trop grand nombre de contrats cette année et peut-être même pour l’an prochain, avait-il poursuivi. À l’opposé, Spinozzi pourrait donner un coup de main à Laval. À mon avis, il serait aisément capable de figurer parmi ses cinq premiers défenseurs, le Rocket manquant cruellement de jeunes espoirs à cette position… »

Un refrain déjà entendu, n’est-ce pas ?

J’ai eu toute une surprise, récemment, de rencontrer, après toutes ces années, le jeune Alexandre David.

ENTRE DEUX BOUFFÉES DE CIGARE

Parlant de hockey, il y a une bonne dizaine d’années, alors que mon vieux chum, l’instructeur de carrière Clément Jodoin, et moi avions pris l’engagement de propulser les défunts Maineiacs de Lewiston de la LHJMQ vers les plus hauts sommets, nous avions comme dépisteur-chef notre bon ami Serge David, d’Acton Vale. Personnellement, j’avais connu cet ex-coéquipier de Dany Dubé chez les Patriotes de l’UQTR alors qu’il était l’entraîneur des Voltigeurs de Drummondville bantam AA. Quelques années plus tard, nous nous sommes côtoyés sur une base régulière lors de son passage comme dépisteur avec les Foreurs de Val-d’Or. 

En compagnie du vétéran recruteur Jean-Pierre Filion (qui travaillait dans le temps pour les Voltigeurs de Drummondville), nous avons même voyagé ensemble à plusieurs occasions et ces escapades vers les différents amphithéâtres partout au Québec nous permettaient d’en apprendre un peu plus au sujet de nos familles respectives. Au fil des ans, j’ai entre autres connu Lucie, la femme de Serge, ainsi que Francine, l’épouse de Jean-Pierre. J’ai même cassé la croûte chez les Filion à quelques reprises. Bien entendu, comme tout bon père de famille, Serge était fier de ses enfants. Geneviève, son aînée, connaissait une belle carrière au hockey féminin (établie dans les Maritimes, elle est entraîneuse adjointe de l’équipe féminine de l’Université St. Thomas) alors qu’Alexandre, de quatre ans son cadet, travaillait très fort à se faire une niche parmi les équipes « élite » de la province. 

Ayant quitté officiellement le monde du hockey depuis un certain temps, il va sans dire que j’ai un peu perdu la trace de ces deux familles, même si, à l’occasion, il m’est arrivé d’avoir des conversations avec mes deux compères, toujours dans le hockey. Jean-Pierre est devenu vice-président de Hockey Estrie et Serge agit maintenant comme dépisteur-chef de l’Océanic de Rimouski. 

Quelle ne fut pas alors ma surprise d’apercevoir, lors du match opposant les Lions du Lac St-Louis aux Cantonniers de Magog, un jeune homme avec un cahier aux couleurs de l’Océanic de Rimouski. 

— Tu sais que tu es chanceux de travailler pour Serge David, toi ? , lui dis-je, sans connaître son nom.

— Je le sais, c’est mon père ! , me répondit-il.

— Alexandre, c’est bien toi ? Tu étais haut comme trois pommes quand on s’est connus !

— Ça doit faire longtemps, parce que j’ai maintenant 27 ans !

De fil en aiguille, la conversation s’est poursuivie et j’ai vraiment passé une belle soirée en compagnie du jeune David.

De retour dans ma voiture après la victoire 5-3 des Cantonniers, je me suis rappelé à quel point nous vivons dans un bien petit monde, mais aussi que le temps passe très vite. 

Aussi bien en profiter pour faire ce que l’on aime ! Dans mon cas, c’est en faisant du hockey !