Le jeune Kevin Spinozzi, fils de l’homme de hockey bien connu, Frank Spinozzi, poursuit son rêve de jouer un jour dans la LNH.

Kevin Spinozzi à la poursuite de son rêve

Note à mes lecteurs : il arrive certaines fois que des sujets de chronique me tombent tout simplement du ciel, sans trop savoir pourquoi. Celui-ci en est un bon exemple…

Quelques jours avant la tenue du championnat mondial junior durant le temps des Fêtes, j’ai fait un court séjour en Floride.

Sachant que j’y allais en voiture, un ami évoluant dans le hockey professionnel me demanda d’effectuer un arrêt à Wilkes-Barre en Pennsylvanie, car il désirait connaître mon opinion en ce qui concerne deux porte-couleurs des Penguins de l’endroit, club-école des Penguins de Pittsburgh dans la Ligue américaine de hockey. Toujours à sa demande, j’y suis également retourné, une fois la conclusion du tournoi.

Toutefois, rendu sur place, j’étais loin de me douter que le directeur des communications de l’équipe, Nicholas Hart, allait me présenter un jeune homme originaire de Granby qui lui, y était en vue de se tailler une place au soleil. Son nom : Kevin Spinozzi, le fils de mon ancien collègue et homme de hockey jadis bien connu de notre région… Frank Spinozzi ! ! !

J’ai connu Frank au milieu des années 90. Il était alors l’instructeur-chef de l’Eskimod de Cowansville dans le junior AAA.

Nous avions fait connaissance avant une partie d’exhibition que son club devait disputer face à une équipe de Moscou. D’ailleurs, deux joueurs de cette formation étaient répertoriés sur la précieuse liste de la Centrale de la LNH, d’où mon intérêt d’assister à ce match.

Celui-ci ayant débuté avec quelque 90 minutes de retard étant donné que l’autobus des Moscovites était tombé en panne, nous en avions profité pour converser de choses et d’autres et dès ce moment, une belle complicité s’était installée entre nous.

D’ailleurs, Frank ne l’a jamais su, mais au début des années 2000 lorsque Peter Nevin, alors dépisteur-chef des Wildcats de Moncton, était à la recherche d’un lieutenant au Québec pour le seconder, il m’avait posé certaines questions au sujet de Frank et je l’avais chaudement recommandé. Trois semaines plus tard, on confirmait son embauche…

Lui et moi nous nous sommes donc côtoyés pendant quelques saisons et à chaque occasion, le hockey occupait nos conversations, comme les deux maniaques de ce sport que nous avons toujours été. Par contre, il ne connaissait pratiquement rien de ma vie en dehors du hockey et c’était la même chose pour moi au sujet de la sienne.

Ainsi, lorsque j’ai appris que le cadet de ses enfants était devenu un hockeyeur évoluant dans la Ligue américaine, un circuit habituellement réservé aux espoirs du hockey professionnel, j’en suis presque tombé à la renverse et je me suis dit que je devais à tout le moins aller lui serrer la main, par amitié pour son père.

J’ai donc rencontré Kevin Spinozzi (photo) entre deux périodes alors que celui-ci était dans la salle d’entraînement de son équipe, étant un joueur excédentaire au cours deux parties durant lesquelles je devais observer deux de ses coéquipiers de plus près.

À l’instar de son papa, le jeune a eu tout un parcours. Il a d’abord quitté Granby pour les Prairies il y a près de 10 ans puisque son paternel s’était vu confier le mandat de redonner ses lettres de noblesse au programme de hockey du prestigieux Collège Mathieu. D’ailleurs, bon nombre de Québécois l’avaient suivi à Régina.

Puis, des changements à la direction du Collège ayant amené son lot de modifications au niveau des programmes sportifs, la famille n’a eu d’autres choix que de revenir dans l’Est. Cependant, celle-ci a décidé de s’installer dans l’Est de l’Ontario afin d’accommoder la plus vieille, qui n’a pas eu à faire ses études collégiales au Québec.

« Quand nous avons su que papa ne serait pas de retour au Collège Mathieu, tout a été réglé en 2 jours. Il a envoyé des courriels à tous ses contacts afin de me trouver un endroit pour jouer midget AAA en Ontario. Le soir même, nous avons reçu un courriel d’une équipe de Kingston qui voulait me donner un essai le lendemain, chose que je fis avec succès. Une fois ma place confirmée, on a visité des maisons, on en a loué une et ensuite, on est allé inscrire mes sœurs à l’école, tout ça dans la même journée. C’était complètement fou ! ! ! »

« Puis, à la fin de mon année de hockey, j’ai été repêché en 2e ronde par les Greyhounds de Sault Ste-Marie qui eux, m’ont échangé l’année suivante au Sting de Sarnia avec lesquels j’ai joué pendant 3 ans non sans avoir eu un essai au camp des recrues des Coyotes de l’Arizona en 2016. »

« Finalement en septembre, mon agent Gilles Lupien m’a déniché un essai de 25 matchs ici, à Wilkes-Barre et lorsque celui-ci a été complété, l’organisation m’a offert un contrat d’un an avec un salaire de la Ligue américaine. Je suis donc très heureux de la tournure des événements », de poursuivre celui qui porte le numéro 8 avec le club-école des Penguins.

« Par contre, il y a encore beaucoup de chemin à faire si je veux réaliser mon rêve d’accéder un jour à la Ligue nationale. Et pour y arriver, je suis vraiment prêt à faire tout ce que l’on va me demander de faire. »

On ne peut donc que souhaiter la meilleure des chances à ce jeune homme très sympathique…

J’ai été à même de constater à quel point l’ex-premier choix du Canadien, Jared Tinordi, est un autre « flop » de l’ère Trevor Timmins…

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Toujours durant mes deux matchs à Wilkes-Barre, j’ai été à même de constater de plus près le jeu de l’ancien premier choix du Canadien en 2010 Jared Tinordi (photo) qui lui, après avoir été échangé aux Coyotes de l’Arizona, se retrouve maintenant dans cette ville de la Pennsylvanie.

Si certains amateurs m’ont reproché de m’acharner sur le travail du recruteur en chef du Canadien Trevor Timmins au cours des dernières semaines, c’est sans doute qu’ils n’ont pas vu jouer récemment Tinordi, un joueur dont Timmins avait lui-même décrit comme étant un « sure bet en raison de son implication physique, son patin et son leadership ».

Non seulement le fils de l’ancien défenseur Mark Tinordi ne joue plus dans la LNH, mais il semble être à des années-lumière d’y effectuer un retour, car en plus de posséder un patin « correct sans plus », son implication physique laisse à désirer lui qui s’est fait frapper solidement 6 fois en deux matchs sans jamais répliquer ou à tout le moins sans jamais faire sentir sa présence.

Son rendement est à ce point décevant, que son instructeur Clark Donatelli l’a relégué au rôle de 5e défenseur et ses apparitions sur les unités spéciales sont aussi rares que les séries de victoires consécutives des Glorieux depuis le début de la saison…

Quand on pense au fait que le Canadien a parmi ses nombreux problèmes un urgent besoin de se grossir et que Trevor Timmins et sa garde rapprochée avaient prévu que tant Michaël McCarron que Tinordi allaient combler ce manque — les deux moisissent présentement dans la Ligue américaine —, on peut se demander pourquoi il faudrait être si clément envers le travail de celui qui vit sur une réputation surfaite…

UN PEU D'HUMOUR

À l‘école, l’enseignante interroge le petit Félix :

- Félix, nomme-moi un mammifère qui n’a pas de dents.

- Ma grand-mère ?