Kevin Anderson a tout fait pour se faire remarquer sur le gazon anglais.

Kevin Anderson : avant Wimbledon, il y a eu Granby

Même s’il faisait déjà partie de l’élite mondiale du tennis, Kevin Anderson a été découvert par de nombreux amateurs à la suite de ses performances au tournoi de Wimbledon. Mais vous rappelez-vous qu’il est passé par Granby et qu’il avait même fait la finale en 2009 ?

Il faut dire que le Sud-Africain de 6’8’’ a tout fait pour se faire remarquer sur le gazon anglais. Non seulement est-il venu à bout de Roger Federer en quarts de finale, mais il a disputé avec John Isner le deuxième plus long match de l’histoire en tournoi du Grand Chelem (6 h 36 !) avant de s’incliner en grande finale face à Novak Djokovic.

Anderson, qui avait aussi atteint la finale des derniers Internationaux des États-Unis, est actuellement classé cinquième au monde, son meilleur classement à vie. Lorsqu’il s’est amené à Granby, il y a neuf ans, il était 156e.

Certains se souviendront que c’est lui qui avait éliminé Frédéric Niemeyer en quart de finale à l’occasion de la toute dernière participation du populaire Québécois au Challenger. Puis, il s’est incliné en finale face au Belge Xavier Malisse, à qui personne n’avait su résister tout au long de la semaine.

« Je n’ai pas joué mon meilleur tennis, avait déclaré Anderson à la suite de sa défaite en deux manches. Mais Xavier était très fort et il méritait de l’emporter. »

Anderson n’est plus jamais revenu chez nous. Il a fait son entrée dans le top 100 en avril 2010.

À 32 ans, il compte quatre titres de l’ATP et le total de ses gains en carrière s’élève à plus de 13 millions $ en devises américaines.

« J’ai travaillé fort »
Dans une récente entrevue accordée à un magazine spécialisé, Kevin Anderson a avoué qu’il n’y avait pas de secrets particuliers derrière ses succès.

« J’ai commencé jeune et j’ai travaillé, travaillé et travaillé encore, a-t-il dit. Et encore aujourd’hui, je travaille comme un fou. Le tennis est un sport où vous ne pouvez pas tricher. Si vous ne travaillez pas dur, vous ne réussirez pas. »

Même s’il est au début de la trentaine, Anderson a l’impression que le meilleur est encore devant lui.

« L’idée, c’est d’éviter les blessures. Il y a deux ans, j’ai subi plein de petites blessures et j’ai été incapable de prendre mon rythme. La priorité, vraiment, c’est de rester en santé. À partir du moment où le corps suit, tout est possible. Je crois en moi, je crois en mes possibilités. »

À Granby, en 2009, il avait l’air déjà plutôt sûr de ses moyens. Les victoires et les succès qui ont suivi n’ont fait que renforcer cette confiance en lui qu’il possédait déjà.