Ma femme Geneviève et moi étions bien fiers de recevoir le couple formé d’André « Moose » Dupont (mon père spirituel) et de sa femme Ginette lors de notre mariage il y a trois semaines.

Joyeux 70e, monsieur Dupont !

CHRONIQUE / Je le connais depuis que j’ai 14 ans. Si tout le monde prend de l’âge, lui ne semble pas vieillir.

Encore droit comme un chêne, je le soupçonne même d’être en meilleure condition physique que durant les 15 années où il a évolué dans le hockey professionnel.

Oui, l’un de mes mentors, en l’occurrence André « Moose » Dupont, a 70 ans aujourd’hui, lui qui est né le 27 juillet 1949.

Le connaissant trop bien, je sais qu’il sera gêné de l’hommage que je m’apprête à lui rendre dans cette chronique. Je sais par contre qu’il l’appréciera même si celle-ci représente bien peu par rapport à tout l’estime que j’ai pour lui.

Étant celui qui m’a donné mon premier emploi d’étudiant il y a 32 ans, c’est aussi en sa compagnie que j’ai fait mes premiers pas dans le hockey professionnel. 

En plus de m’enseigner les différentes façons d’évaluer le talent des joueurs de hockey — avec Michel Boucher ne l’oublions pas, qui lui aussi m’a beaucoup aidé — notamment aux côtés d’anciens collègues des Sénateurs d’Ottawa dont Feu John Ferguson, Jim Nill (aujourd’hui DG des Stars de Dallas) et Paul Castron (dépisteur-chef des Devils du New Jersey), il m’a inculqué en compagnie de sa femme Ginette — la plus gentille des dames de ce monde — bon nombre de valeurs et de principes que je tente de transmettre aujourd’hui tant à mon fils qu’à mes élèves. 

« Essaye de redonner à la game ce que la game  t’a donné… », me disait-il souvent. Une autre manière de m’enseigner qu’il fallait toujours donner au suivant.

Si sur la glace cet ex-défenseur des Flyers de Philadelphie et des Nordiques de Québec était « un dur de dur », rarement ai-je vu quelqu’un avoir un aussi grand cœur dans la vie de tous les jours que M. Dupont. 

Lorsque Pierre Gauthier a été promu DG des Sénateurs d’Ottawa, il savait que ses jours étaient comptés en tant qu’homme de hockey avec cette organisation. Il voulut alors que je fasse de plus amples connaissances avec Alain Chainey des Mighty Ducks d’Anaheim, avec lequel j’ai poursuivi non seulement ma carrière et mes apprentissages. J’ai aussi adoré côtoyer cet homme remarquable. 

Vous me permettrez d’ailleurs cette petite parenthèse : je ne suis guère surpris de voir Alain connaître tant de succès en tant qu’analyste de hockey à la télé. Si TSN a son Craig Button (véritable gentleman que j’ai connu du temps où il était dépisteur des North Stars du Minnesota pour ensuite devenir dépisteur-chef des Stars de Dallas), TVA Sports n’a rien à leur envier avec Alain.

Si le hockey fut tout d’abord le point d’attache liant M. Dupont et moi, depuis au moins 25 ans, celui-ci fut relégué au second plan afin de faire place à une véritable relation « père-fils ». 

Déjà père de Danny et de Tanja, mais aussi grand-papa de Samy (aujourd’hui âgé de 22 ans, comme le temps passe vite ! ) et d’Alex, André « Moose » Dupont a toujours été un homme de famille et m’a toujours considéré comme l’un des siens.

Si vous saviez la joie que j’ai éprouvée lorsque je l’ai vu en compagnie de Mme Dupont à mon mariage il y a trois semaines, sachant fort bien que sa dame se remettait d’un cancer… 

J’écris ce texte et j’en ai encore des frissons… 

Une fois la cérémonie complétée, il m’a pris dans ses gros bras musclés et pour la première fois, il m’a embrassé sur la joue. Je l’ai senti heureux et très ému d’être là, mais cela n’est rien à comparer aux sentiments que j’ai eus moi-même. 

Un lundi soir, en revenant du hockey à Laval il y a une vingtaine d’années, il m’avait dit : « un jour, ce sera à ton tour de faire confiance à un jeune, de le prendre sous ton aile et de lui montrer comment ça marche , le hockey et la vie en général ». 

Je peux vous confirmer M. Dupont, que j’essaye de le faire, mais je crois que je ne serai jamais à la hauteur – la vôtre —, dans l’art de l’enseigner…

Encore une fois « Bonne Fête » et prenez un verre de Bordeaux à ma santé !

Qui a pleuré suite au congédiement de Kavis Reed par les Alouettes de Montréal ?

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Kavis Reed congédié par les Alouettes : il était temps !

Après 3 longues années en poste comme directeur-gérant de l’équipe, Kavis Reed a finalement été congédié il y a quelques jours par les Alouettes.

Enfin, diront certains !

Étant sous enquête par la Ligue canadienne de football concernant de supposées malversations — selon plusieurs sources, il aurait notamment tenté de déjouer le cap salarial en payant des joueurs via une compagnie de l’un d’eux, qui aurait ensuite servi à leur redistribuer l’argent —, de nombreux imbroglios dans le cas du rachat de contrat de l’ex-quart-arrière Darian Durant, le tout accompagné de plusieurs irrégularités administratives. Bref, Kavis Reed semblait coincé de tous les côtés. 

L’état-major, avec en tête le président Patrick « Pat » Boivin, n’a eu d’autres choix que de le mettre à la porte.

Tous les intervenants évoluant près du circuit — qu’ils soient dirigeants, agents, etc. — n’ont été guère surpris par cette nouvelle.

Pour ma part, ce qui me surprend, c’est le fait de l’avoir laissé en poste pendant tout ce temps.

Un club en chute libre depuis 2015, le chaos tant au niveau du « front office » que des opérations football, des transactions douteuses (rappelons-nous celles de Johnny Manziel ou celle qui a envoyé le joueur de ligne offensive David Foucault aux Lions de la Colombie-Britannique) en plus de nombreuses promesses non remplies, tout cela relevant pourtant de sa responsabilité.

De plus, pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, Reed affichait un ton extrêmement condescendant avec ses interlocuteurs si celui-ci n’était pas un ancien joueur, voire un ancien entraîneur, ce qui faisait un énorme contraste avec la franche camaraderie prônée par son supérieur, mon ami le président « Pat » Boivin. 

Le menton relevé, croyant posséder le monopole de la vérité, et ce, même si depuis le début de son règne son club a cumulé une fiche de seulement 10 victoires contre 30 défaites, Reed vous regardait comme si vous n’étiez un moins que rien. On était donc très loin d’un spécialiste en relations publiques, ce dont le club avait pourtant bien besoin afin de ramener des partisans dans le stade McGill et de susciter l’espoir en vue des années à venir. 

Bien entendu, tant que la vente de l’équipe n’est pas encore officialisée, le vétéran Joe Mack et sa bande assureront l’intérim en se distribuant les différentes tâches inhérentes au poste de DG.

Toutefois, la saison prochaine, on aura besoin d’un véritable leader à ce poste. Un homme de football reconnu et compétent, mais qui devra aussi amener un souffle nouveau à l’organisation de par son enthousiasme.

Un nom ? L’ex-quart toute étoile Matt Dunigan, maintenant membre du panel servant à la retransmission des matchs au réseau TSN. Leader charismatique, ayant un énorme réseau de contacts en plus d’avoir une personnalité faisant l’unanimité, il serait à mon avis le meilleur candidat disponible pour le poste.