Le trio composé de Steve Charbonneau, Jérémie Rainville et Jean St-Onge semble filer le parfait bonheur respectivement comme analyste, animateur et descripteur des matchs des Alouettes au 98,5 FM.

Jour de match avec Steve Charbonneau

Il y a déjà quelques temps que mon ami Steve Charbonneau et moi avions planifié de passer une journée ensemble dans le but que je puisse en connaître davantage au sujet de son nouveau boulot, celui d’analyste des matchs des Alouettes sur les ondes du 98,5 FM.

Nous avions donc convenu que le match opposant les Eskimos à nos Oiseaux, le 26 juillet dernier, serait l’occasion toute désignée. J’avais en ce sens pris contact il y a trois semaines avec un autre de mes amis, le DG des communications de l’organisation Charles Rooke, afin que je puisse y assister sur la galerie de presse.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, les Alouettes ont procédé en début de semaine dernière à une mégatransaction avec les Tiger-Cats d’Hamilton, mettant la main entre autres sur le célèbre quart Johnny Manziel.

Il va sans dire qu’un véritable cirque médiatique avait envahi le stade Percival-Molson et ce fut un plaisir d’en faire partie.

Des devoirs, des rencontres, le match
« L’an dernier, quand Jacques Dussault a annoncé sa retraite comme analyste, nous étions à la recherche d’un ancien joueur dans le but de le remplacer. Le nom de Steve Charbonneau est ressorti immédiatement, car nous savions qu’il allait nous donner le côté inside étant lui-même un ancien joueur, mais aussi qu’il était en mesure de s’exprimer dans un français compréhensible, ce qui n’est pas donné à tout le monde, l’anglais étant la langue du football », relate son compagnon de banquette, le descripteur Jean St-Onge.

« De plus, il amène toute une crédibilité puisqu’il ne faut pas oublier qu’il a gagné deux Coupes Grey en tant que joueur avec les Eskimos d’Edmonton. D’ailleurs, après seulement trois matchs, on voyait déjà que nous venions de faire un bon coup en l’amenant avec nous. »

Le principal intéressé, lui, en avait pourtant un tout autre souvenir, malgré le fait qu’il dit se plaire maintenant énormément dans ses nouvelles fonctions. « Disons que suite au match d’ouverture en juin 2017, j’ai dû faire preuve d’une très grande humilité, car Michel Tremblay (directeur des sports au 98,5 FM) était venu me voir après mon premier match régulier à la radio et m’avait déclaré avec sa franchise habituelle : “Wouin, on part de plus loin que je ne l’aurais pensé” », se remémore l’ancien joueur de ligne défensive.

Mais après une première année où il dit « avoir appris énormément », ceux qui le connaissent le sentent d’ailleurs beaucoup moins nerveux en ondes cette saison. « La seule chose que je contrôle, c’est ma préparation pour chacun des matchs », dit-il à ce sujet, en guise d’explication.

En ce qui concerne cette préparation, notons que le résident de Bromont se fait toujours un devoir d’arriver au moins quatre heures au stade avant le début de chaque affrontement. Au menu : entre 75 minutes et 90 minutes de navigation sur les différents sites internet et une fois cette période complétée, il part à la rencontre de certains intervenants reliés au football de la LCF, qu’ils soient collègues des médias, entraîneurs, dirigeants et/ou anciens joueurs, le tout afin de s’enquérir des dernières nouvelles.

Par contre, aussitôt la rencontre débutée, on sent définitivement qu’il existe une très belle complicité entre le descripteur St-Onge et l’analyste Charbonneau. De leur petit local situé exactement à la ligne des vingt verges, on retiendra que le mentor et l’élève ont beaucoup d’agrément à remplir les trois heures qu’alloue le réseau Cogeco à la retransmission des matchs de la troupe de Mike Sherman. « Avant tout, Steve est un gars sociable, chaleureux et nous avons énormément de plaisir à travailler ensemble. C’est tout ce qui compte, n’est-ce pas ? », philosophe Jean St-Onge.

Effectivement, mon cher Jean ! Tu aurais tout aussi bien pu ajouter que notre ami « Charby » est un homme de grande classe et un chic type que nous tous adorons côtoyer…

Tout au long de cette journée au stade Percival-Molson, j’ai fait plusieurs rencontres intéressantes, dont celle du commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie, qui profite de la série Thursday Night Football (matchs présentés les jeudis soirs) pour répondre aux questions des représentants des médias des différentes villes de son circuit.

Toutefois, lors du deuxième quart, j’ai eu l’occasion de converser quelques minutes seul à seul avec lui, et il m’a avoué qu’une expansion dans les provinces maritimes (on parle entre autres de la ville d’Halifax) serait non seulement souhaitable, mais assurément envisageable pour la saison 2021. Un dossier à suivre…

Dans un tout autre ordre d’idées, j’apprenais entre les branches que, malheureusement pour ceux qui rêvaient de voir l’actuel instructeur-chef des Carabins de l’Université de Montréal Danny Maciocia effectuer un retour dans l’entourage des Alouettes advenant un coup dur au DG Kavis Reed, ils devront s’armer de patience car celui-ci ne l’envisagerait aucunement, du moins tant que la famille Wetenhall demeurera propriétaire de l’équipe…

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Le commissaire de la LCF, Randy Ambrosie (à droite), m’avouait qu’une expansion dans les maritimes est de plus en plus possible en vue de la saison 2021.

Au cours des derniers jours, j’ai eu le plaisir de jouer une ronde de golf en compagnie du vétéran Denis Rivest et de sa femme France Dufresne. Et quelle belle journée nous avons passée ensemble ! Retraité de la Sûreté du Québec, Denis fut affecté à la sécurité de quatre premiers ministres québécois (soit Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Jean Charest), tandis que sa conjointe France, elle, jouit aussi maintenant de sa retraite après avoir besogné durant plusieurs années dans le domaine des institutions bancaires.

Bref, des gens d’une très grande classe avec lesquels j’ai eu beaucoup de plaisir…

Puis quelques jours plus tard, j’ai eu droit à une autre partie de plaisir alors que l’on m’avait jumelé avec un dénommé André Bergeron, qui pour la circonstance était accompagné de Martin Autotte (à ne pas confondre avec l’ex-joueur de la LHJMQ, qui porte le même et dont il est le petit-cousin) et de son père Jean-Guy.

Au fil de notre conversation, André, un ex-enseignant en éducation physique au Collège Héritage de Châteauguay, me soulignait qu’il venait tout juste d’aménager dans la région, lui qui est nouvellement retraité, afin de se rapprocher de sa fille Shanie Bergeron (agente immobilière chez RE/MAX), de son gendre Sébastien Robichaud (propriétaire de Robichaud Autos à Granby) et de leurs trois enfants.

Grand sportif (il pratique notamment le snowboard et le hockey en hiver, tandis qu’en été il est un adepte du vélo, du golf, de la balle molle et du volleyball), il me disait se plaire énormément en Haute-Yamaska, avant de m’apprendre qu’il ne demeurait qu’à quelques maisons de la mienne ! Un bien petit monde que le nôtre…