« La déception et la frustration sont toujours là », avoue le président des Inouk, Marco Bernard.

Joueurs inadmissibles : les Inouk n’écartent rien

Soixante-douze heures après s’être fait retirer trois victoires en raison de la présence de joueurs inadmissibles dans leur alignement, les Inouk étudiaient toujours leurs options en pensant à la suite des choses.

« La déception et la frustration sont toujours là, a expliqué le président Marco Bernard quelques heures avant le match de son équipe face aux Rangers de Montréal-Est vendredi soir. On analyse le dossier, on le réanalyse, on veut prendre les bonnes décisions. On peut prendre le temps de regarder la situation comme il faut parce qu’il n’y a pas d’heure de tombée. »

Si les Cobras de Terrebonne ont amené le dossier de Nathan Martel devant le comité de discipline de Hockey Québec, les Inouk pourraient certainement faire de même dans le dossier Thomas Caron, qui s’est réglé devant le comité d’appel de la Ligue de hockey junior AAA.

« À l’heure où on se parle, tout est possible, a repris Bernard. Tout, incluant sortir les dossiers en question du monde du hockey. »

Le grand patron des Inouk n’a pas voulu aller plus loin quand on lui a demandé s’il pensait aux tribunaux en faisant cette affirmation.

Car Bernard persiste et signe : les Inouk n’ont rien à se reprocher, ni dans le dossier Martel ni dans le dossier Caron.

« On n’a rien fait de pas correct. Chez nous, au sein de notre organisation, on sait qu’on n’a rien fait de pas correct. »

Dans l’édition de jeudi de La Voix de l’Est, Patrice Bosch a parlé de « systèmes qui ne se parlent pas » pour justifier tout ce qui est arrivé.

L’affaire fait parler pour la peine dans le petit monde du hockey québécois. Des intervenants en provenance de l’extérieur de la Ligue junior AAA ont communiqué avec l’auteur de ces lignes afin de donner leur opinion sur le sujet. Si certains sont d’avis que les Inouk n’ont simplement pas vu à leurs affaires, d’autres croient que l’équipe a été victime d’une faille dans le système.

Motivation

Marco Bernard ne sait pas l’effet qu’auront les derniers événements sur les Inouk. Mais il admet que ça pourrait servir d’élément de motivation.

« Si on s’en sert à bon escient, ça pourrait effectivement jouer en notre faveur à long terme, a-t-il avoué. Faudra voir. »