En dépit de son handicap, Josianne Bernier (4e à partir de la droite) joue au dek hockey 12 mois par année. On la voit ici avec son équipe des « Titannantes ».

Josianne Bernier: de la détermination à l’état pur!

Mon ami Éric Bouchard m’en avait donné l’idée :

- Si tu veux une bonne histoire pour ta chronique, tu devrais parler à la « p’tite Bernier ». Non seulement elle a quelque chose à raconter, mais tu verras, c’est le genre de personne que tu vas aimer : elle a du « colley » dans le nez pis de la « drive » en maudit ! 

- La « p’tite Bernier », c’est qui elle ?, lui ai-je demandé. 

- C’est Josianne, la grande sœur de Vincent (joueur des Titans du Verbe Divin M-18) et de Victor (M-16, mais lui en 2016-2017). Elle joue au dek hockey 12 mois par année malgré le fait qu’elle porte des jambes artificielles. Tu l’as déjà vue, c’est sûr ! 

- Bien sûr que je la connais, c’est l’ex de David Laliberté (l’ancien des Vics et non celui du Rocket de Montréal et ensuite des Flyers de Philadelphie), mais je n’avais jamais remarqué son handicap !

- Je te le dis : faut que tu lui parles, tu vas l’adorer ! 

Remarquez que j’aurais pu vous retransmettre cette conversation au grand complet avec « Butch », un fidèle complice avec lequel j’ai toujours autant de plaisir à jaser, mais cela n’aurait rien changé. En me disant que j’allais adorer la personnalité de Josianne Bernier, comme toujours, il avait bien raison ! 

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J’ai donc rencontré Josianne il y a quelques semaines, et effectivement, je suis littéralement tombé en amour avec la personnalité de cette jeune femme inspirante : un sourire « pepsodent », des yeux vifs qui vous regardent en face, elle vous dira les vraies affaires sans passer par quatre chemins !

« J’avais seulement deux ans quand j’ai contracté la méningite méningocoque, une maladie qui mangeait mes bonnes bactéries. J’ai donc eu de gros problèmes de santé et on n’a eu d’autres choix que de m’amputer les deux jambes à la mi-mollet », de relater d’entrée de jeu cette jeune femme de 21 ans. 

« Avec le temps, j’ai appris à me déplacer à genoux lorsque je ne porte pas mes prothèses et, maintenant, il n’y a plus de problèmes, poursuit-elle. Cependant, j’ai vite découvert mes limites au niveau du sport, car étant donné que je suis très compétitive, je me blessais un peu trop souvent à mon goût. Mais d’un autre côté, je n’ai jamais arrêté d’en pratiquer ni porter beaucoup d’attention à ce que les autres pouvaient dire à mon sujet. D’ailleurs, j’ai toujours été très à l’aise d’en parler puisqu’à chaque rentrée scolaire, je faisais une présentation orale devant la classe afin d’informer et de renseigner les autres élèves sur ma situation. »

Un décès qui va changer le cours des choses

Malgré son handicap, les parcours primaire et secondaire de celle qui besogne en tant que secrétaire-dentaire se sont très bien déroulés. Studieuse et sportive, elle est décrite par plusieurs comme étant une véritable leader. Encore aujourd’hui, sa coéquipière au sein de son équipe de dek hockey, Johanne Emery, la complimentera en disant que « Josianne, c’est notre capitaine et notre pitbull ! Elle a du caractère comme ça ne se peut pas et nous, on a donc pas le choix de la suivre ! »

Cette belle jeunesse a toutefois été assombrie par le décès de son père Christian, survenu il y a un peu plus de cinq ans, soit en septembre 2012. De son paternel, elle dira d’ailleurs qu’elle n’en garde que d’excellents souvenirs. « Grâce à lui, je suis devenue la grande sœur protectrice  pour mes deux petits frères, car il m’a appris notamment deux choses très importantes, soit que la famille doit toujours demeurer le centre de mes priorités et qu’en tout temps, un individu doit constamment chercher à se dépasser. »

Avec tous ceux qui ont fait l’éloge de son leadership et de ses valeurs centrées sur la famille, pourquoi n’a-t-elle jamais pensé au coaching ? « J’avoue que j’y ai déjà pensé, mais avec deux jeunes frères qui demeurent encore à la maison, l’important c’est que les membres de ma famille se sentent bien et que surtout, ils ne manquent de rien. Pour l’instant, c’est vraiment ça, ma priorité. Quant au reste, on verra bien… »

Vous comprenez maintenant sans doute pourquoi on tombe immédiatement en amour avec la personnalité de Josianne Bernier lorsqu’on fait sa rencontre…

Mon ami Jacques Massé fêtait mercredi dernier son 70e anniversaire de naissance…

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Vous me permettrez d’offrir des souhaits à deux personnes pour lesquelles j’ai énormément de respect : tout d’abord, un joyeux anniversaire à mon ami Jacques Massé qui, mercredi dernier, est entré dans le « Club des septuagénaires ». Puis, toujours lors de cette même journée de mercredi, j’ai eu une belle pensée pour le sympathique Yves Jobin qui a subi une chirurgie bariatrique à l’Hôpital Ste-Croix de Drummondville. Prends bien soin de toi mon Yves et au plaisir de te recroiser sur les « links » le printemps prochain. Au fait, pourquoi ne pas disputer une ronde tous les trois en compagnie « du beau-père », disons les gauchers contre les droitiers ?

UN PEU D’HUMOUR

Tous les samedis après-midi, c’est la même chose : Patrick va jouer au golf, et tous les samedis, il rentre en retard à la maison.

Cette fois-ci, avant qu’il ne parte, sa femme lui lance un ultimatum : 

- Je te préviens : si tu rentres encore en retard, je t’interdirai le golf à l’avenir. 

Mais le soir, Patrick rentre une nouvelle fois en retard, comme d’habitude...

Sa femme lui demande : 

- J’espère que tu as une bonne excuse, hein ?! 

Et Patrick répond : 

- Oh pour ça oui : En quittant la maison, j’ai crevé un pneu. Un peu plus loin, je suis tombé en panne d’essence et j’ai dû marcher avec mon bidon jusqu’à la station. Ensuite je suis passé prendre Robert pour qu’on aille faire notre partie de golf. Tout allait bien jusqu’au troisième trou, et là, Robert a eu un malaise. Alors tu penses, ça m’a vraiment retardé pour les 15 autres trous. J’ai dû frapper la balle, tirer Robert, frapper la balle, tirer Robert, frapper la balle..