Jonathan Delorme en compagnie de sa conjointe, Annabelle. Le couple attend la venue d’un premier enfant à l’automne.
Jonathan Delorme en compagnie de sa conjointe, Annabelle. Le couple attend la venue d’un premier enfant à l’automne.

Jonathan Delorme: «Je remercie la vie»

Jonathan Delorme n’a pas aimé comment la première saison des Bisons s’est terminée et il a déjà hâte à la prochaine pour poursuivre le travail qui a été entamé. Il est aussi optimiste par rapport aux chances qu’on ait une saison « normale » à compter de l’automne. Et à 26 ans, le jeune homme est heureux, d’autant plus qu’il s’apprête à devenir papa.

Jonathan, c’était le repêchage de la Ligue de hockey senior AAA vendredi soir à Donnacona. As-tu confiance que la prochaine saison va débuter à la fin septembre ou au début octobre comme en temps normal ?

J’ai confiance, oui. Honnêtement, je pense que nous sommes rendus, dans le monde du sport, à apprendre à vivre avec le virus. Il va falloir s’adapter comme tout le monde, mais j’ai vraiment confiance qu’on va jouer au hockey à l’automne.

Les séries éliminatoires de la LHSAAAQ ont été interrompues peu après votre élimination face au Métal Pless de Plessisville. Tout de même, as-tu encore de travers cette défaite hâtive en séries ?

J’ai encore un goût amer en bouche, c’est clair. Je croyais en nos chances. Mais bon, je pense qu’on a manqué d’expérience, collectivement parlant, et que ça nous a joué des tours. En même temps, on a une bonne base, on peut entrevoir la prochaine saison avec optimisme.

La plus grande victoire des Bisons, la saison dernière, aura certainement été de redonner le goût du hockey aux Granbyens. T’as aimé jouer devant toutes ces belles foules ?

C’était très agréable, oui. Et ce que j’ai aimé aussi, c’est que les amateurs étaient vraiment dans le match, ils participaient énormément. J’ai joué devant des salles combles où le public était super silencieux. Au hockey senior, les amateurs sont émotifs et ils nous renvoient cette énergie. Mais il faut féliciter notre propriétaire Christian Roy, qui est arrivé avec de bonnes idées pour créer un happening de chacun de nos matchs.

Ton opinion semble refléter celle de tes coéquipiers en général.

Les gars ont adoré jouer devant le public de Granby. Ça se voyait au taux d’absentéisme, qui était beaucoup moins élevé que les saisons précédentes. Et à travers la ligue, ça se parle, tout le monde dit que jouer à Granby, c’est l’fun. Il y a les partisans, mais aussi la qualité de nos installations au Centre sportif Léonard-Grondin.

Saint-Hyacinthe s’amène dans la LHSAAAQ. Ça fait ton affaire ?

Absolument. Géographiquement, on était un peu isolé à Granby. Et c’est certain que ça risque d’être une belle rivalité.

T’as joué une cinquantaine de matchs dans la Ligue nord-américaine, à Sorel-Tracy et à Trois-Rivières. Rêves-tu encore de jouer dans ce circuit ?

J’ai essayé et le fit, si tu me permets l’expression, n’a jamais été vraiment là. La LNAH, c’est du gros calibre. Je ne dis pas que je vais dire non si une occasion intéressante se présente, mais je suis content de jouer chez nous, dans ma ville, au sein d’une excellente organisation. On est en train de bâtir quelque chose de très intéressant à Granby et je suis fier de participer à l’aventure.

Tu viens de Granby, tu y habites, tu joues au hockey à Granby et tu gagnes ta vie à Granby. En plus, tu vas être papa à l’automne. Tu te sens privilégié ?

Honnêtement, ça va bien et je remercie la vie. La venue d’une petite fille bientôt nous excite énormément, Annabelle et moi. Ça fait sept ans que nous sommes ensemble, nous étions rendus là. La plupart de nos amis ont des enfants et ça commençait à nous fatiguer un peu ! Ça va être le début d’une autre belle aventure !

Tu travailles comme éducateur spécialisé à l’école secondaire du Verbe Divin. Tu aimes le contact avec les jeunes ?

Les jeunes que je côtoie, c’est important, c’est notre avenir. Les aider à avancer, les supporter quand ils éprouvent des difficultés, c’est un rôle valorisant. J’aime mon travail.

C’est maintenant à espérer que nos jeunes auront une rentrée normale.

C’est le souhait de tout le monde, mais là aussi, je suis optimiste.

Tu es capitaine des Bisons, mais tu as aussi été capitaine des Inouk. Tu portais le « C » sur ton chandail lorsque l’équipe a remporté la Coupe Napa en 2014. Es-tu inquiet pour la concession ?

Oui, je suis inquiet. J’ai gagné avec les Inouk et j’aurai toujours l’organisation à cœur. J’ai été impliqué au sein de l’OSBL, mais j’ai dû quitter à l’automne parce que j’étais surchargé. Honnêtement, on dirait une organisation fatiguée, on dirait que le poids des années fait son œuvre. Ce serait dommage de perdre l’équipe parce que le hockey de la Ligue junior AAA demeure un produit de qualité.

Le hockey, c’est ta passion. Tu as 26 ans, bientôt 27. As-tu l’intention de jouer encore longtemps ?

Je suis chanceux parce que je n’ai pas été blessé souvent au cours de ma carrière. Il faut dire que je m’entraîne fort, même pendant l’été, afin de me donner le plus de chances de rester en santé. À l’heure où on se parle, je ne vois pas le jour où je vais arrêter. Mais peut-être qu’il y aura des considérations familiales un jour, peut-être que ma conjointe va me dire à un moment donné : “Jonathan, faudrait que tu en donnes plus à la maison”. Ce jour-là, on va s’asseoir et on va discuter. Mais présentement, je me vois continuer encore longtemps et j’aimerais que les Bisons donnent à Granby ce que les Inouk leur ont déjà donné : un championnat.

Ça fait déjà plusieurs années que tu travailles à l’extérieur de la glace avec des hockeyeurs l’été. Ça se poursuit cette année ?

Oui, j’ai une trentaine de joueurs avec moi cet été. Ils viennent de l’organisation des Titans (du Verbe Divin), du hockey mineur, du junior majeur et même des collèges américains. On travaille au Verbe Divin et on respecte les mesures sanitaires. Ça me permet moi-même de me garder en forme et ça me permet de redonner à ma façon. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde.