Jocelyn Roy a représenté le Canada sous la scène internationale dans différents événements de 1995 jusqu’à récemment. «Mais ce séjour avec l’Impact en salle a été très spécial», dit-il.
Jocelyn Roy a représenté le Canada sous la scène internationale dans différents événements de 1995 jusqu’à récemment. «Mais ce séjour avec l’Impact en salle a été très spécial», dit-il.

Jocelyn Roy avec l’Impact: «J’avais les yeux grands!»

Jocelyn Roy a connu une carrière exceptionnelle au soccer, lui qui a joué partout dans le monde. Mais ce qui a le plus frappé l’imaginaire des gens de la région, c’est son passage avec l’Impact à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

C’était le 25 octobre 1998. Ce soir-là, l’Impact disputait son premier match local de la saison en affrontant les Thundercats de la Floride en soccer en salle. La rencontre était disputée au Centre Molson (avant qu’il s’appelle Centre Bell), le domicile du Canadien.

« Vous me ramenez à de très beaux moments de ma vie, explique Roy, qui jouait encore chez les seniors jusqu’à l’an dernier. J’avais appris quelques jours plus tôt que je faisais l’équipe et je venais de signer mon contrat. J’étais heureux, même si je gardais mon calme parce que j’avais vécu des déceptions antérieurement. »

Roy se souvient encore précisément du moment où il a fait son entrée au Centre Molson.

« C’était la première fois que je visitais l’endroit. Je trouvais ça beau, je trouvais ça… grandiose. J’avais les yeux grands, très grands. Et le gazon synthétique était impeccable. Oui, le p’tit gars de Granby était impressionné ! »

Plus tôt dans la journée, il avait accordé une entrevue à CKAC et il avait été honoré par la Ligue de soccer élite du Québec en tant que meilleur marqueur du circuit. « Une journée occupée et spéciale », avait-il confié à l’auteur de ces lignes à l’époque.

Devant 3500 spectateurs, l’Impact, dirigé par Paul Kitson, a disposé des Thundercats 14-10. Oui, il y avait des buts rien qu’en masse au soccer intérieur !

« J’avais joué seulement dans la dernière minute du match, mais au moins, j’avais joué. Puisque j’avais signé un contrat à titre de membre de l’escouade de développement, j’avais été chanceux d’être en uniforme pour ce premier match. Et je me souviens que j’avais reçu un bel accueil de la foule lors de la présentation des joueurs. »

La carte de Jocelyn Roy alors qu’il défendait les couleurs de l’Impact en salle.

Si on se fie aux rares statistiques encore disponibles de la saison en question, Roy a marqué cinq buts en 31 matchs en 1998-1999. Mais il a explosé au cours de la campagne suivante alors qu’il a enfilé pas moins de 36 buts en 44 matchs.

« Nous n’attirions pas de grosses foules même si nous avions une bonne couverture de la part des médias montréalais. Je me souviens aussi que c’était tripant d’emprunter le beau et grand vestiaire du Canadien. Pour moi qui avais joué au hockey jusqu’au niveau junior AAA et qui avait joué avec Martin Saint-Louis et Patrick Lalime, c’était très spécial. »

En 2000-2001, l’Impact en salle est déménagé à Toronto, où Roy a connu une autre bonne saison avec une récolte de 30 buts en 40 matchs. Les ThunderHawks sont ensuite déménagés à Harrisburg et notre homme, qui venait de devenir papa, n’a pas voulu suivre.

« J’ai eu du plaisir au soccer en salle et j’ai réussi à faire ma marque. »

Fin abrupte avec l’Impact

Roy, qui est gestionnaire dans le milieu de l’éducation depuis une dizaine d’années, a aussi joué avec l’Impact en soccer extérieur. C’était en 2000. Mais l’aventure a été de courte durée : six petits matchs.

« Lorsque Valerio Gazzola a remplacé Zoran Jankovic comme entraîneur, ça a été la fin, raconte celui qui est maintenant âgé de 46 ans. Lorsque Gazzola est arrivé, il m’a dit : “Jocelyn, je t’ai retranché deux fois par le passé”. Et il m’a offert de couper mon salaire de moitié. Ça ne m’intéressait pas et je suis parti… »

Roy a été intronisé au Panthéon du soccer granbyen en 2013. Il a représenté le Canada sous la scène internationale dans différents événements de 1995 jusqu’à récemment. Au moment où la pandémie a frappé, il se préparait à présenter son projet de soccer dek au Complexe Pile ou Face.

« Le soccer m’a fait faire le tour du monde et a été bon pour moi. Mais je l’avoue, ce séjour avec l’Impact en salle a été très spécial… », termine-t-il, un brin nostalgique.